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RDC–Rwanda : Fayulu somme Tshisekedi de dévoiler le “vrai accord” alors que les combats s’intensifient dans l’Est

L’opposant Martin Fayulu a interpellé, ce vendredi 28 novembre 2025, le président Félix Tshisekedi au sujet du projet d’accord en discussion entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Dans une déclaration publiée sur son compte X, il exige que le contenu réel du document soit rendu public.

Selon Fayulu, le chef de l’État ne peut engager la nation dans un accord aussi sensible sans transparence.

« Nous disons à M. Félix Tshisekedi : les Congolais ont le droit de connaître le contenu réel du projet d’accord que vous envisagez de signer avec M. Kagame à Washington », a-t-il déclaré.

Il met également en garde contre toute concession qui pourrait fragiliser les intérêts nationaux :

« Ce projet doit être rendu public. Ne signez aucun accord qui porterait atteinte à la souveraineté de la RDC. »

Un avertissement lancé dans un contexte régional hautement inflammable

La sortie de Fayulu survient alors que Paul Kagame a réaffirmé hier, dans une intervention médiatique, des positions jugées provocatrices sur la crise dans l’Est, laissant entendre que les négociations avec Kinshasa évoluent « dans la bonne direction ». Des propos qui ont immédiatement ravivé les suspicions au sein de l’opinion congolaise, où la méfiance vis-à-vis de Kigali reste profonde.

Parallèlement, la situation sécuritaire continue de se dégrader sur le terrain. Les affrontements entre les FARDC et les rebelles du M23 gagnent en intensité sur plusieurs axes du Nord-Kivu. L’avancée des combattants rebelles, les déplacements massifs de civils et l’effondrement des lignes de défense aggravent un climat déjà explosif.

Des inquiétudes grandissantes sur un accord jugé potentiellement “déséquilibré”

Cette conjonction d’événements déclaration de Kagame, pressions diplomatiques internationales et recrudescence des combats nourrit les inquiétudes d’un accord négocié dans la précipitation, susceptible d’affaiblir davantage la position de la RDC face à une insécurité persistante et à une ingérence rwandaise que Kinshasa dénonce depuis des années.

Pour de nombreux observateurs, l’appel de Fayulu ne se limite pas à une posture politique : il reflète l’exigence, largement partagée dans l’opinion nationale, d’une transparence totale sur tout engagement susceptible d’influer sur la souveraineté, la sécurité et l’avenir du pays.

 

Rédaction

RDC–Rwanda : Fayulu somme Tshisekedi de dévoiler le “vrai accord” alors que les combats s’intensifient dans l’Est
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Enjeux : Tony Mongu apporte son soutien à Constant Mutamba et dénonce ceux qui annonçaient sa “mort politique”

Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 27 novembre 2025, l’activiste des droits de l’Homme Tony Mongu a salué « le moral de fer » affiché par l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba. Il réagissait à la récente lettre de ce dernier, largement relayée sur les réseaux sociaux, qu’il considère comme une preuve de « résilience remarquable dans l’adversité ».

Pour Tony Mongu, la période difficile traversée par le président de la NOGEC pourrait servir de « forge » pour la suite de son parcours politique. « Constant Mutamba a encore de l’avenir. Les moments de douleur façonnent souvent les leaders. Ceux qui parlent déjà d’une mort politique vont trop vite déchanter », a-t-il déclaré, rappelant que « Dieu seul connaît les temps et les circonstances ».

Dans son message, l’activiste compare le passage en détention à une épreuve que plusieurs figures emblématiques ont connue, citant notamment Patrice Lumumba, Nelson Mandela ou encore Simon Kimbangu. Selon lui, la prison peut devenir « un lieu de transformation » pour certains acteurs engagés.

« Tout comme les Lumumba, Mandela, Kimbangu et bien d'autres, la prison est une forge. Constant Mutamba doit tenir bon, et avec lui tous ses partenaires et affidés de la NOGEC ainsi que de la DYPRO », conclut-il, ajoutant que l'ancien ministre « renaîtra comme un phénix » et souhaitant « malheur à ceux qui l’ont voué à une mort politique ».

 

Ngubaa Yambushi Danny

Enjeux : Tony Mongu apporte son soutien à Constant Mutamba et dénonce ceux qui annonçaient sa “mort politique”
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Ordonnance présidentielle : Bienvenue Ilambo nommé Conseiller Spécial à la Communication avec rang de Ministre

Par une ordonnance présidentielle récente, le Chef de l'État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a opéré un remaniement majeur au sein de son appareil communicationnel en nommant Bienvenue Ilambo au poste stratégique de Conseiller Spécial en matière de communication. 

Cette fonction est désormais élevée au rang de Ministre, soulignant l'importance que le Président accorde à la cohérence et à la visibilité de son action.

Cette nomination n'est pas un simple ajustement, mais s'inscrit dans une volonté claire de réorganisation visant à centraliser et à professionnaliser la communication présidentielle, la rendant plus structurée et plus réactive face aux défis politiques et diplomatiques actuels.

Une centralisation sans précédent

La décision la plus significative de cette ordonnance réside dans le repositionnement de l'ensemble des services de communication de la Présidence sous la supervision directe de Bienvenue Ilambo.

Dorénavant, le porte-parole du Président, son adjoint, et toutes les équipes de communication sont placés sous l'autorité du nouveau Conseiller Spécial.

Cette architecture unique vise à garantir une harmonisation rigoureuse des messages et une gestion fluide de l'information au sommet de l'État. L'objectif est d'assurer une coordination sans faille et une stratégie de communication unifiée, en phase avec la vision du Chef de l'État.

Une équipe structurée pour l'efficacité

Pour accomplir sa mission, Bienvenue Ilambo est doté d'une équipe étoffée et clairement définie dans l'ordonnance présidentielle, illustrant le sérieux accordé à la fonction. 

L'ordonnance décrit que son cabinet comprend 5 Assistants ; 7 Chargés d'études ; 1 Chargé de mission ; 1 Secrétaire particulier ; 2 Gardes du corps; 1 Secrétaire administratif ; 2 Opérateurs de saisie ainsi que de 2 Chargés de courriers.

Cette structure organisationnelle est conçue pour optimiser le flux de travail et garantir l'efficacité des actions communicationnelles, depuis l'élaboration de la stratégie jusqu'à son exécution opérationnelle.

Focus sur Bienvenue Ilambo

Avant de prendre les rênes de la communication présidentielle, Bienvenue Ilambo exerçait déjà en tant que conseiller en communication auprès de la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi.

Cette expérience au sein de l'entourage immédiat du couple présidentiel est un atout indéniable, lui conférant une connaissance approfondie des enjeux protocolaires et des sensibilités liées à la fonction suprême.

Sa mission principale est désormais triple à savoir coordonner l'intégralité de la communication du Chef de l'État et de la Présidence ; veiller à la qualité des messages officiels diffusés et, enfin, piloter la stratégie de visibilité du Président, tant sur le plan national qu'international.

Perspectives

La nomination de Bienvenue Ilambo comme Conseiller Spécial en Communication, avec un rang protocolaire renforcé et une autorité élargie sur tous les services, confirme la volonté du Président Tshisekedi de professionnaliser ce secteur clé. Ce repositionnement stratégique est une réponse directe à la nécessité d'adapter le dispositif de communication aux exigences d'une gouvernance moderne, rigoureuse et transparente. L'ère de la communication présidentielle centralisée est officiellement ouverte.

 

Ngubaa Yambushi Danny

Ordonnance présidentielle : Bienvenue Ilambo nommé Conseiller Spécial à la Communication avec rang de Ministre
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Fayulu et Okundji durcissent le front anti-Doha : un bras de fer diplomatique s’ouvre

Martin Fayulu a hissé son rejet de l’accord de Doha au rang de combat politique majeur

Pour lui, Doha représente une tentative déguisée de contourner la Résolution 2773 de l’ONU et d’effacer la reconnaissance officielle de l’agression rwandaise. L’opposant dénonce un “processus parallèle”, conçu hors du cadre africain, qui placerait la RDC dans une position de faiblesse diplomatique face aux puissances extérieures.

L’entrée en scène d’Emery Okundji renforce ce discours souverainiste. Très critique envers les médiations extrarégionales, l’ancien ministre parle d’une véritable “manipulation géopolitique” visant à neutraliser la fermeté congolaise et à redéfinir la crise de l’Est sans tenir compte des responsabilités clairement établies. Il accuse certains partenaires d’utiliser Doha pour imposer à Kinshasa une lecture édulcorée du conflit.

En formant un front commun, Fayulu et Okundji repositionnent la question de Doha au cœur du débat national : la bataille n’est plus seulement diplomatique, mais identitaire et stratégique. 

Leur alliance met en cause la légitimité du processus et alerte sur le risque de voir la RDC perdre le contrôle de son récit et de son avenir sécuritaire. Une ligne politique qui pourrait rebattre les cartes de l’opposition et peser lourd dans les rapports de force à Kinshasa.

 

Rédaction

Fayulu et Okundji durcissent le front anti-Doha : un bras de fer diplomatique s’ouvre
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Conférence des Gouverneurs : un rendez-vous stratégique pour l’avenir du Kwilu 

À quelques jours de la tenue de la 13ᵉ Conférence des Gouverneurs, la province du Kwilu nourrit de grandes ambitions et formule des attentes majeures liées au développement, à la paix et à la relance des infrastructures. Interrogé à ce sujet, Papy Mitete, député provincial et Ministre honoraire des finances de la province du Kwilu a livré sa vision et celle de la population quant aux retombées espérées après ce rendez-vous institutionnel placé sous le haut patronage du Président de la République.

Les attentes prioritaires : paix, sécurité et infrastructures

« Les retombées de cette conférence ne peuvent être autres que la paix, la sécurité et le développement », insiste-t-il au cours de l'entretien. Selon lui, la province accuse un déficit criant en infrastructures scolaires, sanitaires, académiques ainsi qu’en routes praticables. Certaines zones restent isolées, freinant la mobilité, le commerce et l’accès aux services publics.

Il rappelle que le Kwilu est composé de cinq territoires (Bulungu, Idiofa, Gungu, Massimanimba et Bagata) et de deux villes (Bandundu et Kikwit), toutes issues de ces territoires. À ce titre, il exige un développement inclusif et équilibré, évitant une concentration des efforts uniquement dans les deux villes principales.

Polémique sur la localisation : une question secondaire, selon lui

La tenue de l’événement suscite un débat local quant au lieu exact d’accueil. L’ordonnance présidentielle diffusée sur la chaîne nationale évoque la ville de Kikwit, alors que les équipes d’organisation ont démarré les préparatifs à Bandundu-Ville. Face à ce débat, l’intervenant relativise :

 « Que cela se déroule à Kikwit, Bandundu, Bagata ou Massimanimba, l’essentiel est que la conférence se tienne dans le Kwilu, car c’est toute la province qui en sortira gagnante. »

La venue du Chef de l'État : un symbole et une opportunité

Revenant sur l’importance de la participation du Président de la République, il estime que sa présence constitue un signal institutionnel majeur, mais aussi un potentiel levier de visibilité pour attirer les investisseurs, opérateurs économiques et experts sectoriels. 

 « En lui se renferment plusieurs valeurs. Il arrive avec les ministres, les services publics et des partenaires susceptibles de s’intéresser à nos richesses touristiques et culturelles. »

Il a par ailleurs salué les efforts du ministre du Tourisme, Didier Mazenga, engagé pour revitaliser le tourisme provincial considéré comme un secteur à fort potentiel économique.

 

LK

Conférence des Gouverneurs : un rendez-vous stratégique pour l’avenir du Kwilu 
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RDC : Martin Fayulu appelle à un dialogue national 

Dans un message ferme et patriotique, l’opposant Martin Fayulu a lancé, ce 17 novembre 2025, un appel direct au Président Félix Tshisekedi, l’invitant à convoquer sans délai un dialogue national inclusif, face à ce qu’il qualifie de menace existentielle pour la République Démocratique du Congo.

Réagissant à l’accord-cadre signé à Doha sur l’intégration économique régionale, Fayulu rejette catégoriquement le document, qu’il accuse de fragiliser la souveraineté congolaise. Il en appelle à la responsabilité du Chef de l’État :  

« Monsieur Tshisekedi, au nom de notre peuple, meurtri mais toujours debout, je vous invite à convoquer sans délai le dialogue national, sinon l’histoire vous tiendra responsable de la balkanisation du Congo avec Messieurs Kagame et Kabila. »

Selon lui, aucun accord international ne saurait avoir de légitimité s’il précède la réconciliation interne des Congolais. Il fustige la signature de l’accord de Doha, qualifié d’« accord d’abdication », alors que les troupes étrangères occupent toujours une partie du territoire national.

Fayulu insiste sur la nécessité d’une cohésion véritable, qui ne peut se construire que par un consensus national :

« Aucune pression ne doit primer sur la sécurité du Congo. Aucune manœuvre ne doit détourner notre marche vers la cohésion nationale. »

À travers cette sortie, Martin Fayulu place la balle dans le camp du président Tshisekedi, qu’il invite à convoquer sans délai le dialogue national. 

 

A. BOPE

RDC : Martin Fayulu appelle à un dialogue national 
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Aimé Boji Sangara : le nouveau centre de gravité du pouvoir législatif congolais

L’élection d’Aimé Boji Sangara à la présidence de l’Assemblée nationale n’est pas seulement un choix interne du Parlement. C’est un signal politique, un message envoyé aux partenaires régionaux, aux bailleurs internationaux et aux forces qui s’affrontent pour l’influence dans la Région des Grands Lacs.

Avec 413 voix, Boji n’est pas simplement élu. Il est installé au cœur d’un dispositif stratégique où se jouent désormais les équilibres du pouvoir congolais.

Une élection qui consolide l’axe présidentiel

Pour le Président Félix Tshisekedi, cette victoire n’est pas anodine.

Elle répond à un impératif : sécuriser le Parlement en y plaçant un homme capable de garantir la cohésion de la majorité et la stabilité législative dans un contexte de tensions régionales croissantes.

Boji n'est pas un homme du bruit. C’est un homme d’architecture politique.

Il comprend les équilibres internes, maîtrise les codes, et surtout : il n’improvise jamais.

Dans un pays où chaque vote parlementaire peut avoir des implications diplomatiques, sécuritaires et financières, c’est un atout majeur.

Un élu qui rassure Washington, Bruxelles… et inquiète Kigali

Sa réputation de technocrate discipliné, doté d’une solide formation en économie du développement au Royaume-Uni, en fait un interlocuteur apprécié des partenaires occidentaux.

Boji est vu comme un garant de la continuité institutionnelle — un profil qui facilite les réformes budgétaires et structurelles exigées par les bailleurs.

Mais son élection intervient au moment même où l’Est du pays reste sous pression du Rwanda et du M23.

Son ancrage au Sud-Kivu, sa proximité historique avec les enjeux sécuritaires de la région et sa fidélité à la ligne ferme de Kinshasa sont loin de rassurer Kigali.

Le message est clair : le Parlement congolais se place sous la direction d’un homme qui connaît la réalité du terrain et qui ne fléchira pas sur les questions de souveraineté.

Boji, pièce maîtresse dans les équilibres internes de la majorité

Politiquement, son élection scelle un compromis délicat :

- donner un poste stratégique à un cadre de l’UNC,

- tout en maintenant un équilibre avec les forces du CACH,

- sans fragiliser la coalition présidentielle.

Boji n’incarne pas un clan : il incarne une méthode.

Et dans un système politique où l’affrontement interne est permanent, cette méthode vaut de l’or.

Il devient, de fait, un arbitre, un stabilisateur, un coordinateur de la majorité — un rôle qui va bien au-delà des fonctions protocolaires du président de l’Assemblée.

Un Parlement appelé à jouer un rôle géopolitique accru

Les mois à venir seront déterminants pour la RDC :

- réformes économiques exigées par les partenaires internationaux,

- offensives diplomatiques contre l’agression rwandaise,

- consolidation du rôle régional de Kinshasa au sein de la CIRGL, de l’EAC et de la SADC.

Dans cette dynamique, l’Assemblée nationale devient un acteur géopolitique à part entière. Et Boji en sera l’interface.

Les résolutions sur la sécurité, les autorisations d’accords militaires, les lois sur la décentralisation financière ou la gouvernance minière… tout passera par lui.

Une élection qui redéfinit les lignes de force à Kinshasa

Avec Aimé Boji au perchoir, plusieurs phénomènes s’amorcent :

1. Renforcement de l’emprise institutionnelle du Président Tshisekedi. L’exécutif contrôle désormais plus étroitement un Parlement clé dans les arbitrages diplomatiques et sécuritaires.

2. Montée en puissance de l’UNC dans l’architecture du pouvoir. Après la primature, le parti de Kamerhe s’assure une position centrale au législatif.

3. Un interlocuteur plus prévisible pour la communauté internationale, Boji rassure par sa méthode, sa formation et sa constance.

4. Un Parlement qui se prépare à jouer un rôle dans la riposte régionale. L’Est n’est plus seulement un enjeu militaire : c’est désormais un enjeu institutionnel.

Un homme, un mandat, une équation stratégique

Aimé Boji n’est ni un populiste, ni un tribun.

C’est un planificateur, un contrôleur des équilibres, un homme dont la force est silencieuse mais déterminante.

À l’Assemblée nationale, il hérite d’un rôle dont les implications dépassent de loin les frontières de l’hémicycle :

il devient l’un des gardiens institutionnels de la souveraineté congolaise et un acteur clé de la géopolitique régionale.

Son élection n’est pas la fin d’un parcours.

C’est le début d’un mandat où chaque décision, chaque arbitrage, chaque vote aura une portée stratégique.

 

LK

Aimé Boji Sangara : le nouveau centre de gravité du pouvoir législatif congolais
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« Assez de discours, place à l’action » : Judith Suminwa secoue la CIRGL à Kinshasa

La Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a procédé ce jeudi au lancement officiel de la 19ᵉ Réunion du Comité interministériel régional de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), tenue en prélude au prochain Sommet des Chefs d’État et de gouvernement.

Placés sous le thème « Consolider la paix et la sécurité pour un développement durable », les travaux ont réuni des délégations venues des pays membres, dans un contexte marqué par des tensions persistantes à l’est du Congo.

Dans son allocution d’ouverture, la cheffe du Gouvernement congolais a rappelé les engagements du Pacte de Nairobi de 2006, tout en dénonçant avec vigueur l’agression armée dont la RDC est victime. Elle a qualifié cette situation de violation flagrante du Pacte, appelant les États membres à un sursaut collectif.

 « La solidarité régionale ne doit pas rester un slogan. Elle doit se traduire en actes concrets pour ramener la paix et la stabilité », a martelé Judith Suminwa.

La Première ministre a exhorté les partenaires régionaux à renforcer les mécanismes de suivi et à transformer les engagements politiques en actions tangibles, afin de relever les défis sécuritaires et humanitaires qui minent la région des Grands Lacs.

Cette rencontre ministérielle ouvre la voie au Sommet des Chefs d’État de la CIRGL, qui devrait examiner de nouvelles mesures en faveur de la paix et du développement durable dans la sous-région.

 

A. BOPE

« Assez de discours, place à l’action » : Judith Suminwa secoue la CIRGL à Kinshasa
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À Berlin, Martin Fayulu sonne l’alarme : « Le Congo doit reconquérir sa souveraineté »

En visite en Allemagne, l’opposant congolais Martin Fayulu a tiré la sonnette d’alarme sur la perte de souveraineté de la République démocratique du Congo. Dans un entretien à la Deutsche Welle (DW), le président de l’ECIDE a fustigé les ingérences étrangères et appelé les Congolais à un sursaut national.

« Nous devons restaurer la cohésion nationale, l’intégrité territoriale et la souveraineté du Congo », martèle Martin Fayulu. Depuis Berlin, le leader de l’opposition exhorte les Congolais à se rassembler pour sauver un pays qu’il juge fracturé et affaibli.

Washington, Kigali, Bujumbura : un accord qui divise

Réagissant à l’accord économique signé à Washington entre la RDC, le Rwanda et le Burundi, Fayulu se montre catégorique : « Ce n’est pas un traité de paix, c’est un piège diplomatique. »

Selon lui, ce partenariat ne fera qu’accentuer la dépendance de Kinshasa. « Ce que Kagame veut, c’est une portion du Congo et ses richesses », dénonce-t-il, accusant le président rwandais de saper la souveraineté congolaise sous couvert de coopération régionale.

“Le problème du Congo est interne”

Pour Martin Fayulu, le mal congolais ne vient pas d’ailleurs, mais de l’intérieur. « Le pouvoir actuel est illégitime. Tant qu’il n’y aura pas un vrai dialogue national, rien ne changera », tranche-t-il.

Il plaide pour un dialogue inclusif entre toutes les forces politiques, avant toute négociation avec les puissances étrangères.

Un gouvernement “incapable” face à la tragédie de l’Est

L’opposant se montre sans concession envers les autorités : « Le gouvernement est incapable de résoudre la crise humanitaire. »

Il appelle les Congolais à s’unir pour « affronter la pauvreté, la guerre et les agressions que le Rwanda et l’Ouganda nous imposent », lançant un vibrant appel au patriotisme.

Libertés publiques et avenir politique

Fayulu n’a pas mâché ses mots face à la suspension, fin octobre, de plusieurs partis proches de Joseph Kabila. Une décision qu’il qualifie d’« anticonstitutionnelle et liberticide ».

« Le ministre de l’Intérieur n’avait pas ce droit », rappelle-t-il, citant l’article 63 de la Constitution : « Tout Congolais doit défendre la patrie en cas de menace. »

2028 : le retour de Fayulu ?

À la question d’une nouvelle candidature à la présidentielle, Martin Fayulu ne ferme aucune porte :

« Le peuple me considère toujours comme le président élu. Je ne peux pas le décevoir. Je suis prêt à diriger le pays. »

Un message clair : l’ancien candidat de 2018 reste dans l’arène et ne compte pas baisser la garde.

 

LK

 

À Berlin, Martin Fayulu sonne l’alarme : « Le Congo doit reconquérir sa souveraineté »
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Kikwit accueillera la 13ᵉ Conférence des gouverneurs : cap sur la relance agricole et le développement rural

La République démocratique du Congo prépare une nouvelle grande messe de la gouvernance territoriale. Du 9 au 13 décembre 2025, la ville de Kikwit, dans la province du Kwilu, abritera la 13ᵉ Conférence des gouverneurs, une rencontre stratégique convoquée par le Président de la République à travers une ordonnance présidentielle lue ce mardi 11 novembre sur la RTNC.

Sous le thème évocateur : « Transformation du secteur agricole, pastoral et halieutique, développement rural et connexions aux marchés urbains », ces assises réuniront autour du Chef de l’État l’ensemble des gouverneurs des provinces, les membres du gouvernement central, ainsi que des représentants des institutions et partenaires techniques impliqués dans la gouvernance locale.

Une rencontre pour refonder la coordination nationale

Cette 13ᵉ session vise à renforcer la synergie entre le pouvoir central et les exécutifs provinciaux, dans un contexte où la décentralisation reste un chantier clé du développement congolais. Il s’agira aussi d’évaluer les mécanismes de financement des provinces, les défis liés à la gouvernance locale, et la mise en œuvre des politiques publiques dans les secteurs productifs.

Le secteur agricole sera au cœur des discussions. Souvent présenté comme le poumon oublié de l’économie nationale, il représente pourtant plus de 60 % des moyens de subsistance de la population congolaise. Le gouvernement entend donc en faire un levier de diversification économique, face à la dépendance persistante aux revenus miniers.

Kikwit, symbole d’un retour à la terre

Le choix de Kikwit ne doit rien au hasard. Située dans une région à forte vocation agricole, la ville du Kwilu incarne le potentiel d’une RDC rurale encore sous-exploitée. Cette édition s’annonce donc comme une plateforme de réflexion et d’action sur la transformation du monde rural, l’accès aux marchés urbains, et la valorisation des filières locales.

Pour la province hôte, l’événement représente une opportunité de visibilité nationale et économique, mais aussi une reconnaissance du rôle que joue le Kwilu dans la sécurité alimentaire du pays. Les autorités provinciales misent sur cette conférence pour attirer des investissements dans les infrastructures rurales, les routes de desserte agricole et la modernisation de la production.

Un rendez-vous à forts enjeux politiques et économiques

À un an du lancement du Plan national de développement 2026-2030, cette conférence pourrait servir de laboratoire de décisions pour réorienter la stratégie nationale vers un développement plus inclusif et durable. Elle se tiendra également dans un contexte politique marqué par la recherche d’un nouvel équilibre entre Kinshasa et les provinces, après plusieurs tensions autour de la gestion des recettes locales.

Une conférence, une promesse

En choisissant Kikwit comme hôte de cette 13ᵉ édition, le gouvernement congolais envoie un signal fort : le développement du pays ne se jouera pas seulement dans les mines, mais aussi dans les champs.

À travers ce rendez-vous, la RDC veut réconcilier la politique et la terre, et rappeler que la prospérité nationale commencera là où germe la semence du développement rural.

 

LK

Kikwit accueillera la 13ᵉ Conférence des gouverneurs : cap sur la relance agricole et le développement rural
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RDC – Assemblée nationale : Boji Sangara et Mutita Kalonga tiennent la corde pour le Bureau

L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a publié le lundi 10 novembre 2025, la liste définitive des candidats retenus pour l’élection du Président et du Rapporteur adjoint du Bureau de la Chambre basse du Parlement.

Selon le communiqué signé par le Président a.i de l’Assemblée nationale, le Professeur Isaac Jean Claude Tshilumbayi Musawu, deux candidatures ont été validées par la Commission technique chargée de l’examen des dossiers.

Pour le poste de Président, l’Honorable Boji Sangara Aimé est le seul candidat retenu, tandis que le poste de Rapporteur adjoint revient à l’Honorable Mutita Kalonga Clotilde, également candidate unique.

Ces candidatures ont été validées sur la base des arrêtés n°001/CAB/P/AN/IJCTM/2025 et n°002/CAB/P/AN/IJCTM/2025 du 4 novembre 2025, relatifs à la publication du calendrier électoral et à la mise en place de la commission d’examen des candidatures.

Le communiqué précise que la procédure s’est déroulée conformément aux articles 26 et 27 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, et que les conclusions de la commission ont été adoptées à la majorité, avec la participation de la majorité, de l’opposition et des non-inscrits.

Cette annonce ouvre la voie à la tenue des élections internes du Bureau de la Chambre basse, prévues pour ce jeudi 13 novembre 2025, marquant ainsi une nouvelle étape dans le processus d’installation du Bureau de l’Assemblée nationale pour la nouvelle législature.

 

LK

 

RDC – Assemblée nationale : Boji Sangara et Mutita Kalonga tiennent la corde pour le Bureau
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Assemblée nationale: la course au poste de rapporteur adjoint déchire le parti de Katumbi

Le poste de rapporteur adjoint à l’Assemblée nationale, réservé à l’opposition, provoque une crise inattendue au sein du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi. Une querelle de procédure et d’interprétation politique qui révèle les tensions internes au sein de la principale force d’opposition parlementaire.

À l’origine de la discorde, la candidature de Christelle Vuanga, députée nationale élue sur la liste d’Ensemble. Alors que le parti avait désigné une candidate unique pour représenter l’opposition à ce poste, Mme Vuanga a décidé de se présenter de manière indépendante, se réclamant "non inscrite”.

Sa décision a immédiatement semé la confusion au sein du parti katumbiste, déjà traversé par des divergences sur la stratégie à adopter face à la majorité parlementaire. Pour tenter d’apaiser les tensions et clarifier la position du parti, Christian Mwandosimba, président du groupe parlementaire Ensemble, a entrepris une démarche qui a suscité de nombreuses réactions.
Selon ses explications dans un media de Kinshasa, il s’est rendu auprès du secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation pour échanger sur les principes devant guider le choix du candidat de l’opposition à ce poste. Il affirme également avoir voulu éclaircir le débat autour de la candidature des opposants non inscrits, estimant que l’arrêt de la Cour constitutionnelle sur ce point a été mal interprété.

Le président Moïse Katumbi m’a chargé d’organiser le choix du candidat d’Ensemble pour la République au poste de rapporteur adjoint. J’ai informé le président du parti du choix effectué, et le reste des démarches parlementaires a été fait à mon niveau. Je m’assume. Je ne suis pas allé quémander un poste au secrétariat permanent de l’Union sacrée”, a déclaré Christian Mwando.

Une mise au point qui vise à répondre aux critiques, après qu’une partie de l’opinion a vu dans sa démarche un rapprochement paradoxal avec la majorité présidentielle.
De son côté, Christelle Vuanga défend sa candidature en s’appuyant sur la même décision de la Cour constitutionnelle évoquée par Mwando. Pour elle, les députés non inscrits ont le droit de postuler à tous les postes.

“Comment peut-on douter de ma qualité d’opposante, alors que je suis la seule femme opposante élue de la ville de Kinshasa ?”, a-t-elle déclaré dans une radio de Kinshasa, dénonçant une tentative d’exclusion injustifiée.

Pendant ce temps, au sein d’Ensemble, les réactions se multiplient. Sur le réseau X (ex-Twitter), Olivier Kamitatu, porte-parole du président Katumbi, a réagi avec virulence face à la rencontre de Christian Mwando avec le secrétaire permenant de l'Union sacrée : “Honte et déshonneur”, a-t-il écrit, traduisant le malaise d’une partie de la direction du parti face à la tournure des événements.

Au-delà de cette querelle autour d’un poste parlementaire, l’épisode révèle la fragilité de la cohésion au sein de l’opposition congolaise. Entre ambitions individuelles, divergences d’interprétation et rivalités internes, la question de l’unité et de la crédibilité de l’opposition reste posée.

 

LK

Assemblée nationale: la course au poste de rapporteur adjoint déchire le parti de Katumbi
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Contrôle parlementaire: La suspension des motions, une mesure qui viole la constitution (Prince Epenge)

La décision prise par le Vice-Premier Ministre en charge de l'intérieur et sécurité, Jacquemain Shabani, de suspendre les pétitions et motions dans les Assemblées provinciales, continue de susciter des réactions.

La dernière en date est celle de la coalition Lamuka, dirigée par Martin Fayulu.

Dans une communication faite vendredi 07 novembre par Prince Epenge, porte-parole de la coalition de l'opposition, dénonce la décision du gouvernement de faire suspendre les pétitions et motions dirigées contre les membres des bureaux des assemblées provinciales et les gouverneurs des provinces durant cette période de guerre.

" La décision du VPM en charge de l'intérieur et sécurité de geler les missions législatives et de Contrôle devoules aux assemblées provinciales et aux députés provinciaux par la constitution est un abus de pouvoir. C'est une mesure rétrograde qui viole la constitution et même les lois du pays ", a déclaré Prince Epenge.

Par la même occasion, le Porte-parole de la coalition de l'opposition rappelle à Jacquemain Shabani le rôle des députés provinciaux. 

" La coalition Lamuka rappelle à Monsieur le VPM en charge de l'intérieur et sécurité que les députés provinciaux sont chargés par la constitution de légiférer au niveau des provinces mais aussi d'assurer le contrôle de la gestion des provinces "

" Geler leur mission de contrôle et de législation condtitue une prime à la gestion des provinces actuellement " a ajouté Prince Epenge dans sa communication.

Tout en reconnaissant qu'il y a des motions alimentaires et de motions de chantage, le Président du parti politique ADD - Congo, invite plutôt le Vice-Premier Ministre en charge de l'intérieur et sécurité de trouver des mécanismes d'encadrement des motions pour qu'il y ait pas dérive.

Avec cette décision, Prince Epenge accuse Jacquemain Shabani de favoriser les gouverneurs afin d'ouvrir la voie au changement de la Constitution.

" Si c'est un moyen de corrompre les gouverneurs qu'ils aident l'UDPS à changer la constitution, peine perdue ", a-il déclaré.

Prince Epenge constate par ailleurs que l'UDPS suit de près ce que le PPRD faisait durant le règne de Joseph Kabila au pouvoir.

" Shabani est entrain d'imiter Shadary dans ses réflexes qui consistent à se comporter au pouvoir comme un éléphant dans un magasin des porcelaines ".

Pour conclure, le Porte-parole de la coalition Lamuka invite les députés provinciaux à ignorer l'ordre mal donné par le VPM en charge de l'intérieur et sécurité.

" Cette mesure viole la constitution et même les règles de la démocratie ", a-t-il conclu.

 

TLB

Contrôle parlementaire: La suspension des motions, une mesure qui viole la constitution (Prince Epenge)
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