La province du Sankuru tient son nouveau gouverneur. À l’issue du scrutin organisé pour désigner le chef de l’exécutif provincial, Jules Lodi Emongo s’est imposé avec 15 voix sur les 25 votants, confirmant ainsi son retour à la tête de la province.
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Un nouveau tournant vient bouleverser la dynamique autou de la motion de défiance dirigée contre le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani. À l’origine de cette initiative parlementaire, le député national Yangotika Laddy a annoncé son retrait de la tête de son parti, l’Action des Volontaires pour la Relève Patriotique (AVRP), plongeant davantage ce dossier dans l’incertitude.
Après plusieurs jours de silence, Modeste Bahati Lukwebo a pris la parole pour réagir à la crise qui secoue l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A). Dans un message publié mardi sur son compte X, le sénateur a vivement dénoncé ce qu’il considère comme une tentative de déstabilisation orchestrée au sein de sa formation politique.
L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a franchi une étape importante, ce lundi, en déclarant recevables les projets de loi visant à ratifier les accords conclus entre Kinshasa, Washington et Kigali.
L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a franchi une étape importante, ce lundi, en déclarant recevables les projets de loi visant à ratifier les accords conclus entre Kinshasa, Washington et Kigali.
Réunis en séance plénière, les députés nationaux ont validé la conformité de ces textes, permettant ainsi leur transmission aux commissions spécialisées pour un examen approfondi. Cette phase constitue un passage clé dans le processus législatif avant une éventuelle adoption en plénière.
Ces accords, encore peu détaillés publiquement, porteraient sur des secteurs stratégiques tels que la coopération sécuritaire, les investissements économiques et le renforcement des relations diplomatiques. Pour l’exécutif, ils s’inscrivent dans une logique de consolidation de la stabilité régionale et de relance du développement national.
Toutefois, cette avancée ne fait pas l’unanimité. Au sein de la classe politique, les réactions divergent. Certains parlementaires saluent des initiatives susceptibles de repositionner la RDC sur l’échiquier international, tandis que d’autres exigent davantage de clarté sur le contenu des engagements pris, ainsi que sur leurs implications à long terme pour le pays.
Dans ce contexte, l’étape des travaux en commission apparaît déterminante. Elle devrait permettre d’éclairer les élus sur les enjeux réels de ces partenariats avant leur retour en plénière pour débat et adoption.
Alors que le climat politique et sécuritaire reste sensible dans la région, ces accords pourraient rapidement devenir un sujet central du débat national.
Lk
Une initiative parlementaire relance le débat sur la modernisation du système pénal congolais. Le député national Gary Sakata a déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à supprimer les peines de travaux forcés et de servitude pénale, jugées obsolètes et contraires aux normes internationales des droits humains.
Élu de Bagata, dans la province du Kwilu, Gary Sakata a présenté et défendu ce texte devant ses collègues. Son objectif : aligner la législation pénale de la République démocratique du Congo sur les standards contemporains en matière de justice et de respect des droits fondamentaux. Il propose ainsi de remplacer ces sanctions par des peines d’emprisonnement conformes aux principes universels des droits de l’homme.
Dans son plaidoyer, Gary Sakata n’a pas mâché ses mots, qualifiant les peines actuelles de « coloniales, racistes et inhumaines ». Selon lui, ces dispositions sont en contradiction flagrante avec les valeurs consacrées par la Constitution congolaise.
Le parlementaire met en cause l’origine historique de la servitude pénale, qu’il considère comme une sanction discriminatoire remontant au Moyen Âge et renforcée durant la période coloniale. À cette époque, souligne-t-il, les Congolais étaient soumis à ce type de peine, tandis que les Européens y échappaient, se voyant infliger de simples amendes.
Pour l’élu, maintenir une telle disposition dans l’arsenal juridique revient à perpétuer une forme de traitement dégradant assimilable à de l’esclavage. Une situation qu’il juge incompatible avec les articles 16 et 61 de la Constitution, lesquels interdisent explicitement le travail forcé ou obligatoire.
Autre point soulevé : l’inapplication des travaux forcés en République démocratique du Congo depuis plusieurs décennies. Bien que cette peine continue d’être prononcée par certaines juridictions, elle n’a jamais été exécutée depuis 1973.
En cause, l’absence d’une ordonnance présidentielle fixant ses modalités d’application, un texte jamais signé en plus d’un demi-siècle. Une situation que Gary Sakata considère comme une anomalie juridique majeure.
Déclarée recevable par la plénière de l’Assemblée nationale, la proposition de loi a été transmise à la commission politique, administrative et juridique (PAJ). Cette dernière dispose de cinq jours pour examiner en profondeur ce texte qui pourrait marquer un tournant dans l’évolution du droit pénal congolais.
LK
La sénatrice Bakiele Meso Marianne a annoncé son retrait de la course au poste de deuxième vice-président de la Chambre haute, à travers une correspondance adressée au président du Sénat.
Dans cette lettre datée du 1er avril 2026 à Kinshasa, l’élue explique avoir pris cette décision à la suite du choix d’un candidat consensuel au sein de l’Union sacrée de la Nation. Selon une communication interne de cette plateforme politique, le sénateur Basengezi Katintima Norbert a été désigné pour porter les couleurs du regroupement à ce poste clé. Une option validée par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en sa qualité de haute autorité politique de l’Union sacrée.
Se conformant à cette orientation, Bakiele Meso Marianne affirme rester fidèle à la vision politique du Président de la République, justifiant ainsi son désistement du processus électoral interne.
Dans son message, la sénatrice a tenu à remercier ses collègues pour le soutien dont elle a bénéficié tout au long de sa candidature. Elle a également réaffirmé son engagement en faveur d’une plus grande représentativité des femmes dans les instances dirigeantes du Sénat.
Malgré son retrait, elle insiste sur sa détermination à poursuivre son combat pour une inclusion accrue des femmes dans les sphères décisionnelles, au nom de l’intérêt supérieur de l’institution.
Ce désistement vient rebattre les cartes dans la perspective de l’élection du bureau du Sénat, désormais marquée par la consolidation d’une candidature unique du côté de l’Union sacrée pour le poste de deuxième vice-président.
LK
La session ordinaire de mars 2026 s’est ouverte ce lundi 30 mars à l’Assemblée provinciale de Kinshasa, marquant le début de nouveaux travaux parlementaires dans la capitale congolaise.
La cérémonie officielle a été présidée par Lévi Mbuta Sangupamba, qui a lancé les activités de cette session jugée déterminante pour la gestion de la ville. À cette occasion, l’accent a été mis sur le rôle central de l’organe délibérant dans le suivi de l’action gouvernementale au niveau provincial.
Conformément à sa vocation, cette session sera principalement consacrée au contrôle parlementaire ainsi qu’à l’examen des dossiers prioritaires touchant directement à la vie des habitants de Kinshasa. L’objectif affiché est de répondre de manière concrète aux préoccupations des Kinois, dans un contexte où les attentes en matière de gouvernance urbaine restent élevées.
À travers ces travaux, l’Assemblée provinciale entend renforcer son engagement en faveur d’une gestion plus responsable, transparente et orientée vers le développement de la capitale. Une ambition qui s’inscrit dans la mission même de cette institution, chargée notamment de légiférer et de contrôler l’exécutif provincial .
Cette rentrée parlementaire ouvre ainsi une nouvelle phase d’actions et de suivi, avec en ligne de mire l’amélioration des conditions de vie des populations kinoises et la consolidation de la gouvernance locale.
LK
Réuni à Bandundu-ville à l’occasion de la 84e réunion ordinaire du Conseil des ministres, le gouvernement de la République démocratique du Congo a affiché sa volonté de redynamiser les infrastructures dans l’espace du Grand Bandundu, durement affecté par la dégradation de ses voies de communication.
Au cœur des échanges, l’état préoccupant de la route nationale n°17 (RN17). L’Exécutif a été instruit de réaliser en urgence un diagnostic détaillé des tronçons les plus endommagés, notamment entre Mongata et Bandundu-ville, ainsi qu’en direction de Kikwit. La détérioration avancée de cette artère stratégique entrave sérieusement la mobilité des populations et complique l’acheminement des produits agricoles vers les principaux marchés, fragilisant ainsi l’économie locale.
Dans cette dynamique, le Conseil des ministres a également mis en lumière l’importance de moderniser les infrastructures portuaires de la région, en particulier le port de Bandundu. Longtemps considéré comme un atout majeur, celui-ci peine à jouer pleinement son rôle en raison de la vétusté de ses installations et du manque d’équipements adaptés.
Par ailleurs, le potentiel énergétique du Grand Bandundu a été salué, notamment à travers la centrale hydroélectrique de Kakobola, perçue comme un levier essentiel pour améliorer l’accès à l’électricité et soutenir le développement économique régional.
Face à ces défis, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a chargé le gouvernement, sous la coordination de la Première ministre, de proposer sans délai des mesures concrètes pour réhabiliter la RN17 et améliorer les routes de desserte agricole.
Les ministères sectoriels sont, quant à eux, appelés à accélérer la modernisation des infrastructures portuaires, à renforcer le réseau énergétique et à instaurer un cadre incitatif capable d’attirer les investissements, de promouvoir la transformation locale des produits et de stimuler la création d’emplois dans cette partie du pays.
À travers ces orientations, l’Exécutif entend impulser une nouvelle dynamique de développement dans le Grand Bandundu, en misant sur des infrastructures modernes et performantes comme socle de croissance.
LK
L’Assemblée nationale a franchi une étape importante ce vendredi 27 mars dans la promotion de la transparence publique en déclarant recevable la proposition de loi relative à l’accès à l’information et à la transparence de la vie publique. Le texte a été présenté par l’honorable Jacques Ndjoli, rapporteur de la chambre basse.
Initiée par le Collectif 24, cette proposition vise à refonder les relations entre l’État et les citoyens, en plaçant l’accès à l’information au cœur de la gouvernance démocratique. Pour Jacques Ndjoli, cette réforme répond à une exigence fondamentale : « La démocratie, c’est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. Mais ce peuple doit être informé pour participer pleinement à l’exercice de ce pouvoir. »
Le rapporteur a insisté sur le fait que le pouvoir public n’est qu’une délégation du peuple, laquelle nécessite transparence et redevabilité. « Le pouvoir n’est pas une propriété du gouvernant, mais une délégation du peuple. Sans information, le citoyen ne peut ni comprendre ni contrôler les décisions prises en son nom », a-t-il déclaré.
Structurée en huit chapitres, cette proposition de loi entend garantir un accès effectif aux informations publiques et renforcer la transparence dans la gestion des affaires de l’État, notamment dans les marchés publics. « Dans une société démocratique, l’information n’est pas un privilège de l’administration, mais un bien commun relevant de l’intérêt général », a ajouté Jacques Ndjoli.
Fruit de plusieurs années de travail impliquant des acteurs publics et de la société civile, le texte a déjà traversé trois législatures avant d’atteindre ce stade. Sa recevabilité marque une avancée significative dans le processus législatif.
La proposition a été renvoyée à une commission mixte pour enrichissement, avant son adoption finale. Une étape décisive qui pourrait ouvrir la voie à une gouvernance plus transparente et à une participation citoyenne renforcée en RDC.
LK
Le ton est monté au sein de Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC). Le Secrétariat général du parti a réagi fermement à la suite du désaveu d’une frange d’individus se présentant comme fondateurs de la formation politique, mais dont la légitimité est catégoriquement rejetée par la direction officielle.
Dans un communiqué rendu public le 25 mars 2026 à Kinshasa, le parti déplore la multiplication de prises de parole et de déclarations attribuées à des personnes non habilitées. Le document souligne que seuls les organes régulièrement établis ainsi que les responsables dûment mandatés sont autorisés à engager le parti et à s’exprimer en son nom.
L’AFDC insiste sur le fait que toute initiative en dehors de ce cadre constitue une violation de ses textes fondamentaux et de ses règles internes. Les auteurs de ces déclarations sont décrits comme des individus « sans qualité ni titre », dont les actes n’ont aucune valeur officielle et n’engagent en rien la formation politique.
Face à ce qu’elle considère comme une tentative de confusion et d’atteinte à son image, la direction du parti annonce des mesures strictes. Le collège des avocats a été saisi afin d’engager des poursuites judiciaires contre les personnes impliquées dans ces agissements.
En interne, le Secrétariat général appelle les militants à la vigilance et au respect rigoureux de la discipline du parti, dans un contexte marqué par la consolidation des acquis du 4ᵉ Congrès ordinaire. L’objectif est de préserver la cohésion et la crédibilité de l’AFDC sur l’échiquier politique national.
Par ailleurs, le parti réaffirme son engagement à poursuivre son action politique au service de la population, en soutenant la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, sous la direction de son autorité morale, Modeste Bahati Lukwebo.
LK
La décision de Modeste Bahati Lukwebo de quitter ses fonctions de deuxième vice-président du Sénat continue d’alimenter les réactions dans la sphère politique congolaise. Dans une communication officielle, l’Union Sacrée de la Nation a salué une initiative qu’elle considère comme un acte courageux, guidé par un sens élevé des responsabilités.
Dans ce document signé par son secrétaire permanent, le professeur André Mbata Mangu, la plateforme souligne que cette démission s’inscrit dans une logique de préservation de la stabilité institutionnelle et du bon fonctionnement des organes de l’État. Soutien politique du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’Union Sacrée y voit un geste de maturité politique.
En parallèle, la coalition annonce le lancement imminent du processus devant conduire à la désignation d’un successeur à ce poste clé au sein de la Chambre haute du Parlement. Cette étape devrait se concrétiser dans un délai rapproché, dans un contexte marqué par des ajustements internes et des défis liés à la gouvernance.
Cette séquence politique intervient alors que les institutions de la République démocratique du Congo s’efforcent de renforcer leur crédibilité et leur efficacité, dans un environnement politique en constante évolution.
LK
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