Dans une correspondance adressée à la Fédération congolaise de football association (FECOFA), la Confédération africaine de football (CAF) a annoncé, ce lundi 12 janvier 2026, la levée de la dérogation provisoire accordée au complexe sportif du stade des Martyrs de Kinshasa.
Conséquence directe : la principale enceinte sportive de la République démocratique du Congo ne pourra désormais plus accueillir des rencontres internationales, aussi bien des clubs que des sélections nationales.
La direction technique de la CAF reproche au stade des Martyrs plusieurs insuffisances majeures, jugées incompatibles avec les standards internationaux.
1. Absence d’équipements sanitaires d’urgence
La CAF dénonce le manque inacceptable d’installations médicales d’urgence destinées à la prise en charge des athlètes, officiels et supporters. Pour un stade de l’envergure du complexe des Martyrs, l’absence d’infrastructures sanitaires modernes constitue un risque sérieux pour la sécurité des usagers.
2. Insuffisance des installations sanitaires et hygiéniques
L’instance africaine du football relève un déficit criant de toilettes modernes. Les installations existantes sont jugées insuffisantes, vétustes et presque impraticables, ne respectant ni les normes d’hygiène ni les exigences sanitaires. La CAF exige la construction ou l’ajout d’équipements adaptés à la capacité d’accueil du stade.
3. Pelouse non conforme aux standards modernes
La pelouse synthétique, utilisée depuis plus de cinq ans, est considérée comme démodée et dégradée. Selon la CAF, elle expose les joueurs à des risques élevés de blessures, altère la qualité du jeu et réduit les conditions d’un spectacle sportif optimal. Un remplacement rapide est exigé.
Alors que des pays comme le Kenya, l’Ouganda ou la Tanzanie investissent dans des infrastructures sportives modernes répondant aux standards internationaux, la RDC continue de consacrer des millions d’euros à des contrats de sponsoring avec des clubs européens.
Par ailleurs, le seul stade homologué du pays — le TP Mazembe Stadium de Lubumbashi — appartient au secteur privé. Une situation qui soulève une question essentielle : que fait réellement le gouvernement congolais en matière d’infrastructures sportives ?
Il est regrettable de constater le manque d’investissements publics dans les équipements sportifs nationaux, pendant que des sommes importantes sont engagées pour sponsoriser des clubs étrangers.
Alpha Kayisa





