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RDC : nouveau round diplomatique en Suisse pour les négociations de Doha dès le 13 avril

Une nouvelle phase jugée décisive dans la résolution du conflit qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo s’ouvre ce 13 avril en Suisse. Cette rencontre diplomatique de haut niveau réunira les représentants du gouvernement de Kinshasa et ceux de l’AFC/M23, dans un climat de fortes attentes et de tensions persistantes sur le terrain.

Ces discussions s’inscrivent dans la continuité des multiples initiatives régionales et internationales engagées ces derniers mois pour tenter de mettre fin à l’instabilité sécuritaire qui frappe particulièrement la province du Nord-Kivu. Sur place, les combats, les déplacements massifs de populations et la dégradation de la situation humanitaire continuent d’inquiéter la communauté internationale.

Autour de la table des négociations, plusieurs acteurs majeurs sont attendus pour jouer un rôle de facilitateur et de garant du processus. Parmi eux figurent la MONUSCO, les États-Unis, le Qatar, l’Union africaine ainsi que la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs. Leur présence traduit l’importance stratégique de ces pourparlers, perçus comme une opportunité de relancer un dialogue souvent fragilisé par des violations répétées des engagements antérieurs.

Selon plusieurs sources diplomatiques, une pression soutenue devrait être exercée sur l’AFC/M23 afin d’obtenir des avancées concrètes sur des mesures de confiance. En tête des priorités figure la réouverture de l’aéroport de Goma, fermé dans un contexte d’insécurité persistante. Cette infrastructure est essentielle non seulement pour le trafic civil, mais aussi pour l’acheminement de l’aide humanitaire destinée aux milliers de déplacés internes vivant dans des conditions précaires.

Au-delà de cette question, les discussions devraient également porter sur le respect du cessez-le-feu, le retrait des forces rebelles de certaines zones occupées, ainsi que le retour progressif de l’autorité de l’État congolais dans les territoires affectés. Des mécanismes de suivi et de vérification pourraient aussi être renforcés afin d’éviter l’effondrement rapide des engagements, comme cela a été observé lors des précédents accords.

Pour Kinshasa, l’enjeu est double : restaurer son intégrité territoriale et répondre à l’urgence humanitaire qui s’aggrave de jour en jour. De leur côté, les médiateurs internationaux espèrent obtenir des gestes forts susceptibles de restaurer la confiance entre les parties et de créer les conditions d’un dialogue durable.

Alors que les regards sont tournés vers la Suisse, cette nouvelle séquence diplomatique pourrait marquer un tournant dans la gestion de la crise à l’Est de la RDC. Mais entre espoirs de percée et risques d’impasse, l’issue de ces négociations reste suspendue à la volonté réelle des protagonistes de privilégier la voie du dialogue.

 

LK

 

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Uvira : plus de 1 500 morts et des milliers de victimes de violences sexuelles, le gouvernement dresse un bilan accablant

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a rendu public un rapport alarmant sur les violences survenues à Uvira, dans l’est du pays, durant la période d’occupation par les rebelles de l’AFC/M23. Ce document met en évidence l’ampleur des exactions commises contre les populations civiles entre le 10 décembre 2025 et le 18 janvier 2026.

Présenté par le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, ce bilan fait état de plus de 1 500 personnes tuées au cours de cette séquence marquée par des affrontements violents et des attaques ciblées. Ces chiffres traduisent l’intensité des violences qui ont secoué cette ville stratégique du Sud-Kivu.

Le rapport souligne également une situation particulièrement préoccupante en matière de violences sexuelles. Environ 14 400 femmes auraient été victimes d’abus, révélant le recours massif au viol comme arme de guerre dans cette zone de conflit.

Au-delà des pertes humaines, les conséquences humanitaires sont considérables. Près de 300 000 habitants ont été contraints de fuir leurs domiciles, laissant derrière eux leurs biens et leurs moyens de subsistance. Ce déplacement massif s’inscrit dans un contexte d’insécurité persistante qui continue de fragiliser les populations locales.

Les infrastructures essentielles n’ont pas été épargnées. Plusieurs écoles, centres de santé et installations sociales ont été détruits, accentuant la vulnérabilité des communautés déjà éprouvées par des semaines de violences.

Autre élément inquiétant : la découverte de fosses communes dans la région, laissant présager que le bilan réel pourrait être encore plus lourd que celui actuellement établi.

Face à ces révélations, les autorités congolaises ainsi que plusieurs acteurs de la société civile appellent à l’ouverture d’enquêtes approfondies afin d’identifier et de poursuivre les auteurs de ces crimes. La communauté nationale et internationale est également interpellée sur la nécessité d’une réponse urgente, tant sur le plan humanitaire que sécuritaire, pour venir en aide aux populations affectées et prévenir de nouvelles atrocités.

 

LK

 

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Procès Balanganayi : un verdict qui ravive l’appel à briser le silence face aux violences faites aux femmes

À Kinshasa, le verdict rendu à l’issue du procès pédagogique du médecin David Balanganayi continue de faire réagir les acteurs engagés dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Reconnu coupable de coups et blessures simples, il a été condamné à deux mois de servitude pénale assortis d’un sursis d’une année.

Dans la foulée de cette décision, l’Agence nationale de lutte contre les violences faites à la femme, à la jeune et petite fille a lancé un appel pressant aux victimes, les invitant à dénoncer tout cas de violence auprès des structures spécialisées ou des postes de police.

Présente dans les 24 communes de Kinshasa, cette agence assure une prise en charge globale des survivantes, incluant un accompagnement médical, physique, psychologique et judiciaire. L’objectif est d’offrir une réponse complète aux besoins des victimes, souvent confrontées à de multiples difficultés.

Dans cette affaire, l’ AVIFEM s’est particulièrement illustrée en accompagnant la victime, Dorcas, tout au long de la procédure judiciaire, illustrant ainsi l’importance de l’assistance aux survivantes dans la quête de justice.

Réagissant à ce verdict, la Directrice provinciale de l’AVIFEM, Matshingi Sheshi Mathy, a insisté sur la nécessité pour les femmes de ne plus garder le silence. « J’appelle toutes les femmes victimes de violences à dénoncer sans crainte. Le silence protège les bourreaux, tandis que la dénonciation ouvre la voie à la justice et à la réparation », a-t-elle déclaré.

Les organisations engagées dans ce combat rappellent que la lutte contre les violences basées sur le genre nécessite une mobilisation collective, impliquant les autorités, les structures d’accompagnement et l’ensemble de la communauté.

À travers cette affaire, un message fort est lancé : briser le silence demeure une étape essentielle pour mettre fin à l’impunité et garantir la protection des victimes.

 

LK

 

Procès Balanganayi : un verdict qui ravive l’appel à briser le silence face aux violences faites aux femmes
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Kinshasa : le Dr David Balanganayi condamné à deux mois de servitude pénale assortis d’un sursis d’une année

À Kinshasa, le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole a rendu, ce vendredi 3 avril 2026, son jugement dans l’affaire opposant le Dr David Balanganayi Kayembe à Mme Dorcas Moya. Le praticien a été reconnu coupable de coups et blessures simples et condamné à deux mois de servitude pénale assortis d’un sursis d’une année, ainsi qu’au paiement d’une amende.

Au terme des audiences, la juridiction a écarté les accusations plus graves, notamment celles de torture et d’enregistrement d’images sans consentement, estimant qu’elles n’étaient pas suffisamment établies, ni en fait ni en droit. Le tribunal a ainsi prononcé l’acquittement du prévenu sur ces chefs, ne retenant que les faits de violences légères à l’encontre de la plaignante.

Le verdict, rendu publiquement et de manière contradictoire, a suscité une certaine tension dans la salle d’audience. Grâce au sursis, le Dr Balanganayi échappe à une incarcération immédiate, à condition de ne pas commettre de nouvelle infraction durant la période fixée par la justice.

Par ailleurs, l’État a été condamné à verser aux parties civiles des dommages et intérêts jugés modestes, compris entre 2,5 et 3 millions de francs congolais.

Avant même le prononcé du jugement, le médecin avait exprimé des regrets face aux faits qui lui étaient reprochés. « Je demande carrément pardon », avait-il déclaré, réagissant au réquisitoire du ministère public.

Cette décision judiciaire vient clore, au moins en première instance, une affaire qui a retenu l’attention de l’opinion publique locale.

 

LK

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Sud-Kivu : Jean-Jacques Purusi accuse le Rwanda et l’AFC-M23 de bloquer le processus de retrait

Dans un contexte sécuritaire toujours tendu dans l’est de la République démocratique du Congo, le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, a au cours d'un briefing presse tenu ce 2 Avril, vivement critiqué l’attitude du gouvernement rwandais et de ses alliés présumés du mouvement AFC-M23, qu’il accuse de ne pas respecter les engagements de retrait.

S’exprimant avec fermeté, l’autorité provinciale a affirmé que ces forces ne quitteront pas les zones occupées sans une pression significative de la communauté internationale. « S’il n’y a pas de contrainte, qu’elle soit diplomatique, politique ou militaire, ces gens ne vont jamais partir », a-t-il déclaré.

Jean-Jacques Purusi a rappelé que des mécanismes de désengagement avaient pourtant été définis dans le cadre des accords conclus à Doha et à Washington. Ces arrangements prévoyaient des zones précises de repli pour les combattants concernés.

Selon ces dispositions, dans les Hauts Plateaux, les forces devaient se retirer jusqu’à Kaziba, soit une distance estimée à 75 kilomètres. De même, dans la plaine de la Ruzizi, le long de la route nationale numéro 5 reliant Bukavu à Uvira, un recul d’environ 65 kilomètres était attendu, notamment jusqu’à la localité de Kamanyola.

Cependant, d’après le gouverneur, ces engagements sont loin d’être respectés. « Dans les Hauts Plateaux, ils ne se sont retirés que jusqu’à Lemera, soit à peine 15 kilomètres. Sur la RN5, ils se sont arrêtés à Sange, à environ 30 kilomètres seulement », a-t-il déploré.

Ces déclarations interviennent alors que les tensions persistent dans plusieurs zones de l’est du pays, où les populations civiles continuent de subir les conséquences des affrontements et de l’occupation de certains territoires.

Face à cette situation, les autorités provinciales appellent à une mobilisation accrue des partenaires régionaux et internationaux afin de faire appliquer les engagements pris et restaurer la sécurité dans cette partie du territoire national.

 

LK

 

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Ituri : une attaque meurtrière à Mambasa fait 43 morts et ravive l’inquiétude sécuritaire

La province de l’Ituri a une nouvelle fois été le théâtre d’une violence extrême. Au moins 43 civils ont été tués lors d’une attaque survenue dans la localité de Bafwakowa, en territoire de Mambasa, d’après un communiqué des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) rendu public le jeudi 2 avril 2026.

Selon l’armée, l’assaut est attribué aux combattants des ADF/MTM, régulièrement accusés de cibler les populations civiles dans cette région. L’attaque n’a pas seulement fait des victimes, elle a également provoqué d’importantes destructions matérielles : 44 habitations incendiées, ainsi qu’un camion-benne et cinq motos endommagés, laissant de nombreuses familles sans abri.

Face à cette nouvelle tragédie, les FARDC annoncent un renforcement de leur présence et de leurs opérations dans la zone, avec pour objectif de neutraliser les assaillants et rétablir la sécurité. Les autorités militaires appellent également la population à faire preuve de vigilance et à collaborer étroitement avec les forces de défense.

Ce nouveau massacre illustre la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC, où les civils continuent de payer un lourd tribut aux attaques des groupes armés.

 

LK

 

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Procès du Dr David Balanganayi : audience reportée, les plaidoiries attendues vendredi

Le procès du docteur David Balanganayi connaît un contretemps inattendu. Initialement programmée pour ce mercredi, l’audience a été renvoyée à vendredi prochain, en raison de la journée déclarée chômée et payée.

D’après les sources judiciaires, la prochaine comparution sera déterminante pour la suite de la procédure. Elle devrait être consacrée à la poursuite des débats, avec en ligne de mire les plaidoiries des différentes parties.

Au cours de cette audience, la République, citée en tant que civilement responsable, est également attendue à la barre. Par ailleurs, la victime pourrait être appelée à témoigner à la demande du tribunal, afin d’éclairer davantage les juges sur les faits.

Ce report, bien que technique, prolonge l’attente autour d’un dossier suivi de près par l’opinion publique.

 

LK

 

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RDC : audition des responsables de l’HGR de Kinkole dans l’affaire de violence obstétricale

Les docteurs José Lumengamo, médecin directeur, et Samy Tessi, médecin chef de staff de l’Hôpital général de référence de Kinkole, ont été entendus ce lundi devant le Tribunal de grande instance de Kinkole, dans l’est de Kinshasa. Leur audition s’inscrit dans le cadre du procès opposant le parquet au docteur David Balanganayi, poursuivi pour torture, tentative de meurtre ainsi que pour coups et blessures aggravés à l’encontre d’une patiente lors d’un accouchement.

Au cours de l’audience, le tribunal a notamment interrogé le docteur Samy Tessi sur la conduite à tenir face à une urgence obstétricale, en particulier lorsqu’une accouchée présente une hémorragie du post-partum avec un risque vital imminent.

En réponse, le médecin a d’abord évoqué les conditions difficiles dans lesquelles la patiente aurait été prise en charge, affirmant que celle-ci aurait mis le personnel médical à rude épreuve tout au long du processus d’accouchement et même après.

Il a ensuite rappelé que, dans de telles situations d’urgence, l’équipe médicale doit impérativement rechercher le consentement éclairé de la patiente avant toute intervention. Selon lui, en cas de déchirures ou de complications graves, la priorité consiste à stabiliser la situation afin de sauver la vie de la patiente.

Le docteur Tessi a également souligné que, si la patiente refuse les soins, les praticiens peuvent solliciter l’intervention de proches ou de personnes influentes de son entourage afin de convaincre cette dernière d’accepter la prise en charge. En dernier recours, un transfert vers une autre structure sanitaire peut être envisagé.

Toutefois, il a insisté sur le fait que, même dans des contextes critiques, le recours à la violence physique n’est pas permis. Il a toutefois estimé que le médecin poursuivi aurait tenté, selon lui, de faire le nécessaire pour sauver la vie de la patiente, celle-ci se trouvant dans une situation de nécessité.

 

LK

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