FECOFA 2026 : Le duel des doctrines | Mosengo VS Nonda, le choc frontal pour le trône
Entre orthodoxie administrative et pragmatisme de terrain, la course à la présidence de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) s'ouvre sur un bras de fer idéologique musclé.
Véron Mosengo-Omba et Shabani Nonda ne s'affrontent pas seulement pour un siège, mais pour l’âme même du football congolais.
Le "Recadrage" de Mosengo-Omba :
La règle avant tout
À peine les dossiers déposés, l'ambiance électrique de la campagne s'est cristallisée autour d'une sortie remarquée de Véron Mosengo-Omba.
L'ancien haut dignitaire de la CAF, fin connaisseur des arcanes de Zurich et du Caire, a choisi de poser les jalons d'une vision strictement institutionnelle.
Pour Mosengo, une fédération n'est pas un ministère des Travaux Publics. Son credo est clair :
Priorité à la gouvernance :
Restructurer les instances et assainir la gestion.
La formation et les textes :
Mettre le football congolais au diapason des standards de la FIFA.
L'État bâtisseur :
Il rappelle fermement que la construction des stades relève de la souveraineté gouvernementale et non des prérogatives de la FECOFA.
Une posture de technocrate qui sonne comme une fin de non-recevoir aux promesses "bâtisseuses" de son adversaire.
Le Pari du Béton et du Gazon :
L'offensive Shabani Nonda
Face à cette rigueur procédurale, Shabani Nonda incarne la voix de l'urgence. L’ancien capitaine emblématique des Léopards refuse de se cantonner à la paperasse alors que le football national agonise faute d'infrastructures dignes de ce nom.
Pour l’ex-buteur de Monaco, le constat est implacable : sans terrains modernes ni centres de formation de pointe, toute réforme administrative reste une coquille vide. Nonda ne veut pas seulement gérer le football, il veut le *matérialiser*. Son approche est celle d’un homme de terrain qui considère que l’impact immédiat sur la pratique du sport prime sur la bureaucratie.
Deux écoles, une seule couronne
Le débat qui secoue l'opinion sportive congolaise peut se résumer à une équation complexe :
1. L'École Institutionnelle (Mosengo) :
Assainissons la maison pour qu'elle soit respectée.
2. L'École de l'Impact (Nonda) : Bâtissons les fondations pour que le talent s'exprime.
Si les deux candidats visent le sommet, leurs boussoles indiquent des directions opposées. Ce n'est plus une simple élection, c'est un référendum sur l'identité future de notre sport roi.
Une campagne sous haute tension
Le ton est donné!
Ce duel de visions n'est que le prologue d'une bataille électorale qui s'annonce sans merci. Entre la cohérence durable prônée par Mosengo et la rupture par le concret portée par Nonda, les électeurs devront trancher : faut-il d'abord soigner les textes ou guérir le terrain ?
La rédaction de votre média reste mobilisée pour suivre chaque rebond de ce match politique dont l'enjeu n'est autre que le renouveau du football en RD Congo.
Alpha Kayisa







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