Dans un entretien accordé à La Libre Belgique, Joseph Kabila laisse éclater une colère longtemps cachée. Selon " OURAGAN ", l'ancien chef de l’État dépeint un pays en pleine déliquescence, fustige une gouvernance qu'il juge hasardeuse et accuse le régime en place d'avoir fait basculer dans une dérive autoritaire.
Interrogé sur la frappe de drone du 11 mars à Goma, qui a tué une employée française de l'UNICEF et deux civils, l'ancien président, affirme " LA RÉFÉRENCE PLUS ", reste prudent : difficile, selon lui, de dire s'il était personnellement visé. Mais il dénonce une violence généralisée contre les populations civiles, évoquant des zones comme Masisi, au Nord-Kivu) et les Hauts Plateaux de Minembwe, au Sud-Kivu.
Pour " INFOS27 ", la séquence de Goma cristallise les contradictions les plus troublantes. Joseph Kabila affirme y posséder une résidence acquise en 1999, en pleine guerre, alors que la ville était sous contrôle des rebelles du RCD soutenus par le Rwanda. Cette déclaration soulève une interrogation majeure: comment un officier de l’armée loyaliste, engagé dans un conflit contre ces forces, a-t-il pu acquérir un bien dans une zone sous leur domination ?
Au-delà des questions sécuritaires, l'ancien président ajoute " FORUM DES AS ", élargit son diagnostic à la gouvernance globale du pays. Il dénonce une érosion de l'ordre
constitutionnel, estimant que la Constitution de 2006 est "ignorée" et "foulée aux pieds". Dans ce contexte, les
discussions autour d'une éventuelle révision constitutionnelle sont jugées "extrêmement dangereuses", car susceptibles d'aggraver les tensions existantes.
Joseph Kabila, démocrate ? La question est à la Une du journal " LE PHARE ". Pour le tabloïd, on n’aurait pu lui concéder cette posture, si son arrivée au pouvoir n’était pas entachée d’entorses à la démocratie que l’on sait. Qu’il lui plaise de lui rappeler qu’il avait succédé à son présumé père, Laurent Désiré Kabila, assassiné en janvier 2001 dans des circonstances restées
opaques jusqu’à ce jour, dans le pur style des monarchies du Moyenâge.
Commentant cette interview, " LA TEMPETE DES TROPIQUES ", n'a pas été tendre envers Joseph Kabila. Sans se gêner du bilan chaotique qu'il a laissé de ses 20 ans de règne, écrit le tabloïd, Joseph Kabila que certains observateurs appellent ironiquement " roi Léopold II " à cause de sa boulimie de s'accaparer des terres, prétend avoir mieux géré la RDC que son successeur et va jusqu'à qualifier celuici de " tyran ".
De son côté " VRAIE-THEMATIQUE ", estime que cette prise de parole, rare et calculée, intervient dans un moment de fortes tensions politiques et sécuritaires, et pourrait avoir des répercussions significatives sur l'équilibre institutionnel du pays.
Révision de la constitution, la rue va gronder, prévient " OURAGAN ". Population, société civile, ONG, communauté internationale... Lamuka prend tout le monde à témoin contre tout projet visant la modification ou encore le changement de la Constitution.
Et puis ces conseils de Mukwege à Tshisekedi, autour de la constitution. Dans un communiqué consulté hier lundi par " CONGO NOUVEAU ", le docteur Denis Mukwege exhorte le président de la République, Félix Tshisekedi, à privilégier l’intérêt du peuple dans le contexte actuel, caractérisé par le débat autour d’un éventuel projet de changement ou de révision de la constitution.
Au sujet de démission de Bahati Lukwebo, Dénis Mukwege dénonce la pression sur les parlementaires. Pour le médecin humanitaire, relayé par " FORUM DES AS ", Modeste Bahati et Vital Kamerhe auraient dû rester fermes, quel que soit le prix à payer, face à la pression exercée par leurs collègues et par le parti présidentiel UDPS, moteur du projet de révision constitutionnelle.
Pendant ce temps, Jean-Claude Katende met en garde contre toute dérive armée sur fond de crise de légitimité sur l'interprétation de l'article 64 de la Constitution. Pour ce défenseur des droits humains, relayé par " OPINION-INFO.CD ", l’article 64 ne saurait être interprété comme un appel à l’insurrection armée. Bien au contraire, il consacre le droit et le devoir des citoyens de défendre l’ordre constitutionnel à travers des mécanismes pacifiques, en conformité avec les principes de l’État de droit.
Dans le reste de l'actualité. Après Kolwezi au Lualaba, la 13ème conférence des gouverneurs de province se tient à Bandundu. Selon " LA RÉFÉRENCE PLUS ", le président de la République Félix Tshisekedi, lance ce mardi, les travaux de la 13ème Conférence des Gouverneurs.
Placée sous le thème de la " transformation du secteur agricole et du développement rural ", cette 13è Conférence des gouverneurs, renchérit " LE POTENTIEL ", se tiendra sous la houlette de Félix Tshisekedi, qui arrive ce mardi 24 mars 2026 au chef-lieu de la province du Kwilu.
Cette conférence des gouverneurs, ajoute " LE PHARE ", servira d’abord d’occasion de faire l’évaluation des projets initiés dans chaque province du pays. Chaque gouverneur pourra présenter l’état d’exécution de différents projets lancés dans sa juridiction. C’est-à-dire l’état d’avancement des infrastructures essentielles : routes, écoles, centres de
santé, eau potable et électricité.
Outre les enjeux économiques, renseigne " LA TEMPETE DES TROPIQUES ", les gouverneurs aborderont également les défis persistants liés à la sécurité et à l'administration du territoire, afin d'harmoniser les politiques entre le pouvoir central et les provinces.
Alors que la 13ème conférence des gouverneurs s'ouvre aujourd'hui, " * RADIOOKAPI.NET ", rappelle que le bilan de la précédente conférence, tenue à Kolwezi, interroge. Entre dénonciations d'inexécution par les chefs des exécutifs provinciaux et recommandations présidentielles sur la santé, de nombreux engagements restent en attente de concrétisation.
Autre chose. Un mouvement d'arrêt de travail s'observe dans le secteur du commerce général dans la ville de Kinshasa. D'après " LE POTENTIEL ", plusieurs commerces tenus par des ressortissants chinois et indopakistanais sont restés fermés durant la journée du lundi 23 mars 2026.
A l’origine de cette grève, explique " RADIOOKAPI.NET ", la contestation liée à la non‑application du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti, fixé à 21.500 francs congolais.
Tel: 00243891694834






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