RDC : Tshisekedi lie la tenue des élections de 2028 à la fin du conflit armé
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a conditionné l’organisation des élections générales prévues en 2028 à l’issue du conflit armé qui secoue l’Est du pays.
S’exprimant sur la situation sécuritaire persistante, le chef de l’État a averti que le scrutin pourrait être compromis si la guerre n’est pas totalement maîtrisée. « Si on ne peut pas terminer cette guerre, malheureusement on ne pourra organiser les élections en 2028. On ne peut pas organiser les élections sans les parties occupées », a-t-il déclaré.
Par cette position, Félix Tshisekedi met en avant les difficultés liées à l’insécurité dans plusieurs zones du territoire national, où l’autorité de l’État reste limitée. Selon lui, l’impossibilité d’accéder à ces régions compromettrait le caractère inclusif et crédible du processus électoral.
Cette déclaration intervient alors que la situation sécuritaire demeure volatile dans l’Est de la RDC, où plusieurs localités échappent encore au contrôle des forces gouvernementales. Elle souligne ainsi le lien étroit entre stabilité du pays et organisation des scrutins démocratiques.
Sans annoncer de décision officielle sur un éventuel report, cette sortie présidentielle relance le débat politique autour des conditions nécessaires à la tenue d’élections transparentes et représentatives.
Dans l’opinion publique comme au sein de la classe politique, les réactions s’annoncent contrastées entre les défenseurs du respect strict du calendrier électoral et ceux qui estiment que la priorité doit être accordée au retour de la paix.
En plaçant la fin du conflit comme condition préalable, le chef de l’État fait de la sécurité nationale un enjeu central du processus électoral à venir.
LK







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