Tshilumbayi sur la révision Constitutionnelle : “la décision revient aux institutions et au peuple”
Le débat sur une éventuelle révision de la Constitution refait surface en République démocratique du Congo, alimenté cette fois par une prise de position d’un haut cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
S’exprimant sur les ondes de la RFI, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, Premier vice-président de Assemblée nationale de la RDC, a tenu à clarifier la posture de son parti face à ce sujet sensible. Selon lui, l’idée d’une modification de la Constitution n’a rien d’inédit, rappelant qu’elle figurait parmi les engagements de l’UDPS lors de sa conquête du pouvoir.
« Il n’est pas surprenant qu’un membre du parti évoque aujourd’hui cette perspective », a-t-il déclaré, soulignant la cohérence entre les promesses politiques passées et les discussions actuelles. Toutefois, il a insisté sur un point essentiel : une éventuelle réforme ne saurait être l’œuvre d’un parti politique agissant seul.
Le responsable parlementaire a ainsi précisé que toute modification de la loi fondamentale devrait impérativement passer par les institutions habilitées et respecter les procédures constitutionnelles en vigueur. Cela inclut notamment le recours aux mécanismes légaux, ainsi qu’à l’expression de la volonté populaire, à travers un vote.
Cette mise au point vise à rassurer l’opinion sur le respect de l’ordre constitutionnel, dans un contexte où les questions liées à la révision de la Constitution suscitent régulièrement des tensions et des débats au sein de la classe politique et de la société civile.
En filigrane, l’UDPS semble vouloir défendre une approche légaliste et inclusive, en s’appuyant sur les institutions de la République et la souveraineté du peuple pour toute évolution du cadre constitutionnel.
LK







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