« Dialogue oui, impunité non » : Tshisekedi ferme la porte aux criminels
Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a réitéré sa position sur la question du dialogue politique en République démocratique du Congo, en soulignant que celui-ci demeure possible uniquement avec des acteurs respectueux de la loi et des valeurs républicaines. Il s’exprimait ce samedi à Kinshasa, à l’occasion de l’échange de vœux avec le corps diplomatique accrédité en RDC.

Face aux diplomates, le chef de l’État a insisté sur le fait que l’unité nationale s’impose aujourd’hui comme une exigence fondamentale pour la stabilité du pays. Dans cette optique, il a réaffirmé l’ouverture du gouvernement à un dialogue entre Congolais, qu’il souhaite apaisé, inclusif et résolument tourné vers le renforcement de la cohésion nationale, sans toutefois remettre en cause les institutions issues du suffrage universel.
Félix Tshisekedi a, par ailleurs, exprimé sa reconnaissance au président angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço, saluant ses bons offices, son sens de l’équilibre et son engagement constant en faveur de la paix dans la région des Grands Lacs.
Le chef de l’État a précisé que tout dialogue éventuel devrait impérativement se tenir sur le sol congolais et être conduit par les institutions de la République, dans le strict respect de la Constitution, des lois nationales et des principes démocratiques qui fondent le pacte républicain.
Cependant, le président Tshisekedi a tenu à lever toute ambiguïté : ce dialogue interne, aussi nécessaire soit-il, ne saurait servir de prétexte pour relativiser une agression ou diluer des responsabilités clairement établies. Il ne peut en aucun cas se substituer aux autres mécanismes, notamment judiciaires.
Rappelant son discours sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en Congrès, le chef de l’État a assuré que la justice poursuivra son cours normal, avec rigueur et sans complaisance, afin d’honorer la mémoire des victimes injustement tombées à la suite des violences subies par le pays.
« Le dialogue, oui, mais pas avec ceux qui ont commis des crimes contre notre population », a-t-il martelé, traçant ainsi une ligne rouge claire entre réconciliation nationale et lutte contre l’impunité.
LK






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