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1er mai en RDC : le Professeur Bobo B. Kabungu met en avant la stabilité du franc comme levier du pouvoir d’achat

1er mai en RDC : le Professeur Bobo B. Kabungu met en avant la stabilité du franc comme levier du pouvoir d’achat

À l’occasion de la célébration de la Fête du Travail, la question du pouvoir d’achat des travailleurs en République démocratique du Congo connaît une évolution notable. Selon le professeur Bobo B. Kabungu, Directeur scientifique du Centre de recherche en sciences humaines (CRESH) et enseignant notamment à la HEC-Kin, à l’INT et à l’ENF, « la stabilité monétaire constitue aujourd’hui l’une des réponses les plus concrètes aux attentes sociales, au-delà des seules revendications salariales ».

Historiquement, cette journée tire ses origines des luttes ouvrières du XIXᵉ siècle, notamment la Haymarket Affair, symbole de la quête d’amélioration des conditions de travail. En RDC, ces revendications restent d’actualité dans un contexte marqué, pendant longtemps, par l’instabilité du franc congolais et l’érosion du revenu réel.

Le professeur Kabungu souligne que « le véritable enjeu pour les travailleurs n’est pas uniquement l’augmentation du salaire nominal, mais surtout la préservation de sa valeur réelle face aux fluctuations économiques ». Dans cette perspective, le pouvoir d’achat défini comme la capacité d’un revenu à acquérir des biens et services demeure un indicateur central du bien-être social.

La période 2025-2026 marque cependant une inflexion positive. Grâce à une relative stabilité du franc congolais et à une inflation maîtrisée, les ménages congolais constatent une amélioration tangible de leurs conditions de vie. « L’appréciation du franc congolais agit comme une revalorisation indirecte des revenus », explique le professeur Kabungu.

À titre illustratif, un fonctionnaire percevant un salaire mensuel de 1.850.000 francs congolais a vu l’équivalent de son revenu passer d’environ 638 dollars à près de 804 dollars, soit une progression d’environ 26 %, sans modification du salaire de base. Une évolution significative, d’autant plus que plusieurs dépenses essentielles restent indexées en devises étrangères.

Pour le directeur scientifique du CRESH, cette dynamique traduit un changement de paradigme : « la politique monétaire, souvent perçue comme technique, devient un instrument de protection sociale indirecte ». En stabilisant le taux de change, elle permet non seulement de préserver la valeur des salaires, mais aussi de réduire l’incertitude économique.

Dans une économie largement dépendante des importations, cette stabilité joue un rôle déterminant dans la maîtrise du coût de la vie. Elle contribue ainsi à améliorer concrètement le panier de la ménagère et à renforcer la résilience des ménages face aux chocs économiques.

En définitive, le professeur Bobo B. Kabungu estime que « consolider la stabilité du franc congolais revient à poursuivre, sous une forme moderne, le combat historique des travailleurs : garantir que le revenu du travail conserve sa valeur dans le temps ». Une lecture qui donne à la célébration du 1er mai 2026 une portée à la fois économique et sociale.

La Rédaction

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