Tshopo : Des voix s'amplifient en faveur de la dissolution de l'Assemblée provinciale

Tshopo : Des voix s'amplifient en faveur de la dissolution de l'Assemblée provinciale

Il était convié vendredi 11 décembre au programme « Ça sonne » de la Radio Liberté Kisangani. Le journaliste et expert en communication institutionnelle et politique Grégoire Ngubu Isaula Sammy a tenu éclairer sur « la confusion entretenue » par la décision des élus provinciaux de la Tshopo.

« Il est clairement établi, puisque la vérité n'a pas besoin d'être cachée sous une table est qu'il faut la dire en des termes clairs que, c'est la première institution politique provinciale qui bloque l'exécutif provincial dans le processus de l'avènement d'une Tshopo où il fait beau vivre et le décollage de cette entité n'est bloqué que par l'Assemblée pronviciale de ladite province », accuse cet ancien membre de la commission PAJ de l'Assemblée pronvinciale de la Tshopo.

Pour soutenir ses argumentaires, il brandit son parcours, lui qui fut conseiller en communication du président du premier bureau de l'Assemblée provinciale de l'ancienne Province Orientale. Ceci, après avoir acquis de l'expertise lors des différentes missions et formations à travers le pays et à l'étranger. Lui qui fut un des artisans du règlement d'ordre intérieur de l'Assemblée provinciale de la Tshopo, conçu et adopté à l'époque du bureau d'âge (bureau provisoire) dirigé par le doyen des élus de la Tshopo, le feu Jean-Michel Bondekwe Kicho Eleki, juste après le démembrement constitutionnel des provinces, suivant l'article 2 de la constitution du 18 février 2006 tel que modifié en 2011. Ce démembrement constitutionnel a été effectif en 2015.

Il s'est appuyé sur plusieurs exemples pour éclairer ses accusations, dont le plus récent est « la dernière adresse du président de l'actuel bureau de l'Assemblée pronvinciale à son retour de Kinshasa où, avec ses collègues, ils ont eu l'opportunité d'être reçus par toutes les autorités nationales parmi lesquelles, le président Félix Tshisekedi. »

C'était juste après la crise issue de l'annonce des résultats provisoires de la motion de censure contre le gouverneur Louis-Marie Walle Lufungula, le 25 juin dernier.

« On ne peut pas comprendre que les députés aient voté les aspects secondaires du budget et rejeté le principal (...)
Quelles sont les motivations profondes qui auraient poussé les élus provinciaux de la Tshopo à rejeter la proposition d'édit budgétaire pour l'exercice 2021, alors que tous les annexes ont été voté à l'unanimité...
Il y a un sérieux problème d'interpretation des textes par "nos" représentants... », a-t-il dit.

De poursuivre, « l'article 188 de la loi des finances publiques, LOFIP en sigle, est très explicite sur le scénario digne d'un film d'actions tel que suivi tard vers 23 heures locales le mercredi, 09 décembre 2020 au cours de la plénière retransmise en directe sur les ondes de la RNTC/Kisangani... La non recevabilité du projet d'édit budgétaire par ceux qui sont censés le faire est une démission pure et simple de leurs responsabilités collectives. »

Pour conclure, « cette Assemblée doit être dissoute de plein droit, puisqu'elle ne sert à rien d'avoir une Assemblée qui ne respecte nullement les lois de la République et qui ne se soucie pas des besoins sociaux de base. »

SEMUL, depuis la Tshopo


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