RD Congo : Mubake soupçonne les débauchages derrière les consultations du président Tshisekedi

RD Congo : Mubake soupçonne les débauchages derrière les consultations du président Tshisekedi

Les consultations promises par le président congolais Félix Tshisekedi retiennent l'actualité. Ce vendredi dans un document sonore transmis à votre rédaction, le président de l'UDPS/Le Peuple et ancien proche du feu Etienne Tshisekedi, Valentin Mubake, reste dubitatif à propos de la création prochaine d'une Union sacrée telle que proposée par Félix Tshisekedi. Il ne veut rejeter les consultations mais souhaite connaître les objectifs poursuivis par ces échanges, avant d'y prendre part, une fois convié.

« Je dois préciser qu'une Union sacrée, telle que cela a été proposée, se base toujours sur des sujets nationaux. Les consultations qui sont promises, sont des consultations pour créer, paraît-il, une nouvelle majorité parlementaire pour gouverner ce pays, mais je ne vois pas comment Tshilombo peut créer une majorité ou modifier la majorité de monsieur Kabila (...)
comment va-t-il faire ? », dit-il.
 
De poursuivre, « par contre une Union sacrée peut être importante pour sauver ce pays parce que ce pays n'existe plus. Et une Union sacrée se fonde autour des sujets à caractère national. Des sujets à caractère national ne manquent pas dans ce pays. C'est par exemple l'Ituri, c'est par exemple Minembwe, c'est Beni, Butembo, le rapport Mapping et tout cela ne nécessite pas qu'on perde du temps dans ce qu'on appelle des consultations avec certains partis politiques qu'on veut débaucher. Je ne sais pas ce que sera le résultat des debauchages et des achats de conscience. »
 
Pour lui, il suffisait que le président Tshisekedi annonce dans son dernier discours à la Nation certaines mesures telle que « la création d'un Tribunal pénal international sur les crimes commis au Congo, parce que le génocide congolais continue », pour fédérer les différentes positions politiques. Inutile de perdre du temps dans des consultations « pour changer soit-disant une majorité qui ne peut pas être modifiée. En tout cas, dans les conditions actuelles, c'est impossible », estime-t-il.
 
A savoir s'il pourra accepter d'être consulté au moment venu, il répond et conclu, « il ne faut pas mettre la charrue devant le bœuf. Il y a encore beaucoup des zones d'ombres. On veut savoir ces consultations vont aboutir à quoi. Quel est l'objectif de ces consultations. Et tant que nous ne saurons pas  quels sont les objectifs poursuivis, dans le sens du pays, nous ne pouvons pas y répondre favorablement. Et c'est la raison pour laquelle nous avons proposé dans l'état actuel du Congo, une conférence internationale qui va permettre à ce pays de sortir des ornières actuelles, et pas autre chose. »
 
Tony-Antoine Dibendila

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