Affaire Vodacom : La députée Tania Mokolo et le vice-ministre Moussa Mondo, deux versions opposées

Affaire Vodacom : La députée Tania Mokolo et le vice-ministre Moussa Mondo, deux versions opposées

La députée Tania Mokolo Ndjoli a lancé une initiative contre le vice-ministre des Hydrocarbures Moussa Mondo. Elle a adressé depuis vendredi 2 octobre une question orale avec débat, reprochant ce dernier d'avoir « forcé son entrée » dans le site de la société privée de Télécommunication Vodacom Congo, pour contrôler le tank de carburant.

Il l'accuse également d’avoir ordonné l’enlèvement d’un agent commis à la sécurité dans ce site.
 
« Monsieur le vice-ministre des hydrocarbures, ce jeudi 1er octobre 2020 à 11 h55, vous avez forcé l’entrée du site d’une société privée avec votre véhicule immatriculé 2354AV/01 pour un contrôle de tank de carburant. Dans la foulée, vous avez procédé à l’enlèvement d’un agent assurant la sécurité du site qui essayait de faire son travail en vous demandant votre ordre de mission. A 20h passée de cette même journée, l'agent M. Gentil Kasongo, mari et père de famille était toujours séquestré sans aucune autre raison pour avoir fait son travail », est-il écrit dans la lettre de la députée.
 
Et de conclure avec une série de questions : « Monsieur le vice-ministre Moussa Mondo, pensez-vous que votre comportement de ce jour soit compatible avec la vision du chef de l'État qui prône l'État de droit ? S'il vous plait, éclairez-moi sur le sens de la visite d'un vice-ministre de la République sur le site d'une société privée dans le but de vérifier le niveau et la qualité du carburant. »
 
Ligne de défense de l'entourage du vice-ministre 
 
La version de l'entourage du vice-ministre, qui personnellement n'a pas encore répondu à la demande d'interview de votre rédaction, contraste à celle plus haut.
 
Le 01 septembre dernier, le ministre des Hydrocarbures Rubens Mikindo a signé un ordre de mission dans le cadre de la lutte contre la fraude et la contrebande des produits pétroliers, permettant aux agents du ministère, à la brigade de lutte contre la fraude ainsi qu’aux partenaires du secteur (Hydrac et Authentix), d’effectuer un contrôle dans les sites privés, possedant de stockage des produits pétroliers afin vérifier si ces derniers sont conformes.
 
Plusieurs produits entrent par la fraude et constituent un manque à gagner pour l’État congolais. Parmi les sociétés qui refusent l’accès dans leurs installations, il ya Vodacom Congo, d’où la descente du vice-ministre des Hydrocarbures Moussa Mondo, afin de constater ce refus et permettre aux agents de la brigade de dresser un PV de constat, y compris la mention « refus de signer » de la part de Vodacom.
 
Et donc, l'entourage du vice-ministre considère comme justifiée la présence de ce dernier dans les installations de la société citée, et que les critiques d'enlèvement et autre relève de la désorientation de l'opinion.
 
Tony-Antoine Dibendila

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