RD Congo : Le PNEC manifeste pour la fin des massacres dans le Grand Kivu

RD Congo : Le PNEC manifeste pour la fin des massacres dans le Grand Kivu
Samedi 29 août à Kinshasa, le Parti national pour la nouvelle énergie du Congo (PNEC) a rendu hommages aux millions de victimes de massacres à l'Est de la République démocratique du Congo, situation qui perdure depuis plus de deux décennies. À travers une marche pacifique  baptisée « les larmes du Kivu », Michel Mwika président de cette formation politique a tenu dénoncer le statut quo et exiger le retour de la paix dans cette partie de la République démocratique du Congo.
 
Dès 08 heures, les marcheurs se sont rassemblés à l'endroit prévu. Banderoles, drapeaux et drapelets de la RDC, calicots... aux multiples messages en faveur de la paix.
 
Allant du Rond-point Moullaert, arpentant l'avenue Kasa-vubu pour prendre ensuite Bayaka,  traversant Rond-point Kimpwanza pour Huilleries et ensuite bifurquer vers la gauche sur le boulevard Triomphal jusqu'à l'esplanade de cette grande artère, en face du stade de Martyrs.
 
Tous vêtus de noir en signe de deuil, un mot pour la circonstance a été, ainsi que les raisons de la manifestation du jour, avant de passer à une minute de silence pour plus de 6 millions de congolais massacrés à l'Est du pays.
 
« Nous avons marché aujourd'hui parce qu'il y a une situation qui nous indigne. Il est anormal que nos frères soient en train d'être tués par millions et que nous restions indifférents. C'est comme ça que nous au PNEC nous nous sommes dits portons à cœur ce problème qui préoccupe beaucoup de congolais, puisqu'il s'agit de nos mères, de nos sœurs, de nos frères et de nos pères... qui sont tués à l'Est. Nous devons faire en sorte que nos compatriotes dans le Grand Kivu se sentent soutenus, qu'ils comprennent qu'ils ne sont pas seuls, qu'ils sont une partie du Congo. L'Est est une partie du Congo, tous ce qui se passe là-bas doit nous interpeller », s'est fendu Michel Mwika.
 
« Il y a des enfants qui ont été tués pendant qu'ils passaient leur examen de fin de cycle primaire. Peut-on comprendre que les enfants soient tués comme cela et que nous ne fassions rien. Ce que nous avons amorcé aujourd'hui, c'est le début d'un nouveau et grand mouvement qui ne s'arrêtera que lorsqu'il y aura la paix à l'Est. On s'est tellement habitué à cette chronologie macabre comme si ces morts n'étaient pas importants. En principe, le drapeau de notre pays devra rester en berne, je ne comprends pas pourquoi on le hisse jusquà très haut alors que nos frères sont en train d'être lâchement tués à l'Est. Pour que nous nous sentons fiers d'être congolais ces massacres doivent prendre fin. A la prochaine manifestation, vous devez vous mobilisez par centaines de milliers », a-t-il maugréé en définitive.
 
La rédaction

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