RD Congo : « Toute question de souveraineté doit être débattue au Parlement », estime l'AKAM

RD Congo : « Toute question de souveraineté doit être débattue au Parlement », estime l'AKAM

L'Alliance des kabilistes musulmans (AKAM), une structure d'appui aux actions du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de l'ancien président Joseph Kabila, qui regroupe essentiellement les congolais appartenant à l'Islam, a annoncé le report de la célébration de son cinquième anniversaire pour le 05 septembre prochain. Son coordonnateur national Hassan Mbuyamba Kalonji l'a révélé au cours d'un entretien accordé mardi à votre rédaction, dans lequel il donne également voix sur les grandes questions d'actualité politique du pays.

« Il avait plu à l'actuel vice-ministre des Hydrocarbures l'imam Mondo Moussa Sadr de créer un certain 25 août 2015 l'Akam, une structure qui appelle les musulmans à militer ensemble de manière pacifique en faveur de son parti le PPRD, pour la conquête et la conservation du pouvoir. Il était initialement prévu de fêter et de festoyer en cette date. Sauf que plusieurs raisons nous ont fait reporté la cérémonie, entre autres la question de la convenance religieuse : les événements douloureux du mois de Muharam, les événements du martyrisât du petit Fils du Prophète Mahomet, l’imam Hussein, fils de l’imam Ali Ibn Mutwalib. Donc c'est une période de préparation des obsèques », dit-il.
 
Et de poursuivre, « aussi, nous avons contacté notre mentor, notre modèle, le président honoraire Joseph Kabila, pour ses orientations. Pour rencontrer ces dernières, nous avons trouvé raisonnable de repousser la célébration à une date plus proche, le samedi 05 septembre donc. »
 
L'aspect politique de l'organisation et l'actualité
 
« Nous soutenons le combat noble de Joseph Kabila Kabange contre l'impérialisme. Nous accompagnons sa vision, celle d'un Congo fort, uni et prospère, celle d'un Congo souverain et indépendant. Comme le combat que nous ont légué Patrice Emery Lumumba, Laurent-Désiré Kabila et tous ceux-là qui ont combattu pour la liberté et la dignité de l'homme congolais, tel que Moustapha Mamadou Ndala d'heureuse mémoire. C'est un combat pour la démocratie », détaille-t-il les mobiles de leur soutien à l'ancien président.
 
Avant d'aborder les questions de l'heure. « Une matière aussi sensible qu'est la réforme électorale ne peut pas faire l'objet des discussions d'un groupe d'individus téléguidés par l'étranger, en organisant des rencontres sous forme des forums. Je suis d'accord que notre parti le PPRD ait refusé d'y prendre part. Nous sommes dans les médias pour dire également que ce qui se passe ne concerne pas les congolais. Il est impérieux que toutes les questions qui touchent la souveraineté de notre pays soient discutées dans le cadre institutionnel, c'est-à-dire l'Assemblée nationale et le Sénat. »
 
Pour conclure sur la demande insistante des opposants Martin Fayulu et Adolphe Muzito quant à l'organisation anticipée des élections présidentielles et législatives.  
 
« Martin Fayulu et Adolphe Muzito ont leur libertinage de pensée, leur droit à user de la libre expression. Je crois que nul ne peut se prévaloir cette autorité de vouloir violer avec flagrance la constitution, de la piétiner. Nous soutenons le principe de respect de la constitution et de l'organisation des élections à la date prévue, c'est-à-dire en 2023. Nous ne voulons aucun glissement, non plus une anticipation. »
 
Tony-Antoine Dibendila

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