Réformes électorales : Les positions du CACH et du FCC « n'excluent pas le consensus », rassure l'abbé Nshole

Réformes électorales : Les positions du CACH et du FCC « n'excluent pas le consensus », rassure l'abbé Nshole

Le Forum pour un consensus sur la réforme électorale en RD Congo, initié par l'université de Liège, s'est ouvert lundi 24 août au Centre catholique interdiocésain à Kinshasa. Plusieurs forces politiques y ont pris part, sauf la coalition au pouvoir FCC-CACH. Interrogé, l'abbé Donatien Nshole de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), bras politique de l'Église Catholique, estime que les positions du Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila et le Cap pour le changement (CACH) du président Tshisekedi ne sont pas hostiles au consensus.

« Il y a eu les organisations de la société civile qui se sont réunies à l'hôtel Béatrice pour réfléchir sur les réformes, il y a eu le groupe de 13 personnalités qui sont venues échanger avec nous sur les réformes et maintenant nous sommes heureux de recevoir dans ce cadre le regroupement de quelques organisations de la société civile sur le même thème », dit l'abbé.
 
Qui poursuit, « comme vous le savez, les évêques membres de la CENCO insistent sur la nécessité de réformes électorales et souhaitent que ces réformes soient consensuelles parce que c'est la voie obligée pour la stabilité qui pourra garantir la paix dont a chèrement besoin le peuple congolais. »
 
Quant à l'absence de la coalition au pouvoir FCC-CACH à ce jour du lancement des travaux, le prélat assure que c'est « très tôt » pour les juger.
 
« Pour parler CACH, le président de la République avait déjà lancé l'idée de ces réformes électorales lors de son adresse au congrès, je ne crois pas qu'il a changé d'idées. Le FCC s'est exprimé par rapport à la nécessité de passer par les institutions, ce qui n'exclut pas le consensus parce que la stabilité adviendra si les institutions assument le consensus largement partagé par les congolais sur les réformes. »
 
Et de conclure, « c'est bien nous la société civile d'aider la population à se défendre parce que c'est leur avenir, c'est notre avenir, c'est l'avenir de nos enfants qui en dépend. »
 
Tony-Antoine Dibendila

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