RD Congo : Échec du plan de l'UDPS de semer le chao comme initialement prevu [opinion]

RD Congo : Échec du plan de l'UDPS de semer le chao  comme initialement prevu [opinion]

Alors que le parti supposé être au pouvoir avait après plusieurs messes noires planifié un chao en mettant ses militants dans la rue, pour renverser les institutions du pays, suspendre la constitution et dissoudre le Parlement pour obtenir des négociations et tout reprendre à zéro, Kinshasa et Lubumbashi ont vécu le contraire ce jeudi. 

Si à Lubumbashi, la police et l'armée ont maintenu l'ordre public, à Kinshasa par contre, sur base des instructions données aux commandants des unités de la police, des cassseurs de la milice appelée wewa (motocyclistes appartenant pour la plupart à l'espace Grand Kasaï),  drogués, manipulés et intoxiqués, munis des armes blanches, non accompagnés par les commanditaires (hauts cadres de l'UDPS) et qui n'avaient pour mission que les pillages de biens des particuliers et autres, n'ont pas pu atteindre le but de la marche. A savoir, incendier le siège du Parlement et créer le chao. 
 
Les manifestants anarchistes ont rencontré une forte résistance des militants du PPRD sur leur chemin au niveau de son siège de Sendwe et n'ont pu progresser de quelques mètres que grâce à l'encadrement complice de la Police. Sans accomplir l'ignoble mission.
 
 Sur leur passage, les badauds plus nombreux que les militants de l'UDPS qui n'existe vraiment plus comme parti étant donné que dans plusieurs communes, la situation était calme, ont saccagé les sièges du PPRD fédérations du Mont Amba à la 6 ème  rue et de la Funa avant de s'attaquer à des biens de particuliers.  Des sources belges avaient annoncé la veille ce plan concocté en haut lieu. 
 
Les casses et les pillages sont  le projet de société de l'UDPS depuis les 32 ans dans l'opposition jusqu'à l'avènement au pouvoir.
 
Selon un observateur de la société civile qui requiert l'anonymat, il y a mille questions à se poser sur le contenu de l'État de droit et le sens de responsabilité quand on est un parti au pouvoir.
 
Dans les jours qui viennent le FCC, la plateforme de Joseph Kabila prévoit également des marches sur l'ensemble du pays.
 
Pour rappel, le communiqué du vice-premier ministre et ministre de l'intérieur avait interdit toutes manifestations. Les militants de son pays n'ont pas obéi et ont violé l'état d'urgence décrété par leur autorité morale. Etat de droit ?
 
Jean-Marie Kapongo, correspondant Afrique infos

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