Réforme de la magistrature : Augustin Kabuya et Ferdinand Kambere, regards croisés

Réforme de la magistrature : Augustin Kabuya et Ferdinand Kambere, regards croisés
Les trois propositions des lois sur la réforme judiciaire  proposées  la semaine dernière par les députés Aubin Minaku et Garry Sakata ne cessent de susciter des réactions de part et d'autre.  Les dernières en date sont celles d'Augustin Kabuya, secrétaire général du l'Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) et de Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du Parti du peuple pour la reconstiruction et la démocratie (Pprd).
 
Sur les antennes d'une radio de la place, Augustin Kabuya menace de descendre dans la rue au cas où les honorables députés nationaux voteraient pour ces propositions des lois. Parce que, d'après  lui,  si le ministre de la justice a la main mise sur la magistrature, il peut donner des injonctions à un magistrat même par téléphone pour abandonner des poursuites judiciaires. A la question de savoir si cette démarche ne va pas conduire au divorce entre FCC et CACH, le Secrétaire général de l'Udps a  laissé entendre que cela ne relevait pas de sa compétence.
 
Par contre, Ferdinand Kambere, a pour sa part fustigé les propos d'Augustin Kabuya qu'il a qualifié d'antidémocratiques. Car, selon lui,  les débats entre députés sont constitutionnels. Qu'on les laisse faire leur travail de légiférer.  « Entant qu'avocat, je sais ce que vaut les propositions qui ont été menées. Pour  qu'une proposition devienne une loi, il y a tout un processus », a expliqué Ferdinand Kambere avant d'ajouter que « ce n'est pas la rue qui doit régler les débats démocratiques, alors qu'on est au pouvoir. »
 
 Moïse Babungi

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