Programme des 100 jours : Kamerhe se dit être « une victime expiatoire » dans ce procès

Programme des 100 jours : Kamerhe se dit être « une victime expiatoire » dans ce procès

La deuxième audience sur le prétendu détournement des 57 millions de dollars alloués au programme des 100 jours du président Tshisekedi, s'est tenue comme prévue ce lundi 25 mai. L'homme d'affaires libanais Sammih Jamal et le directeur de cabinet de la Présidence Vital Kamerhe ont été au cœur, se confrontant à la partie civile. L'homme d'affaires n'a cessé d'évoquer son innocence quand Vital Kamerhe dit ne pas comprendre pourquoi il se trouve à la Prison centrale de Makala à Kinshasa. D'ailleurs, pour une fois de plus, les avocats de ce dernier ont demandé sa liberté provisoire. 

« Comment père de famille que je suis, directeur de cabinet du chef de l'État, je me retrouve à Makala ? Comment suis-je co-détourneur avec Jammal ? À quel moment j’ai dévalisé la banque ? J'attends de réponses fermes et précises et non de supputations », entame sous forme d'une série de questions devant la barre, le prévenu Kamerhe, barbe de trois jours grise, détendu et très offensif. Qui dans la suite de son discours se dit être déjà « une victime expiatoire. »
 
Sammih Jamal pour sa part, insiste sur son innocence. Le ministère public lui brandit un avenant, le document modifiant le contrat initial, de 57 millions de dollars non signé alors que la somme a été décaissée, la direction générale de contrôle de marchés publics n'ayant jamais autorisé sa signature, le document n'étant qu'un projet. Ce que conteste la défense de l'homme d'affaires sans présenter une pièce contraire. Jamal en personne accuse le ministère public de « jalousie », à la demande du coût unitaire de deux différents types de maisons préfabriquées livrées à la RDC. Reconnaissant tout de même avoir perçu 57 millions de dollars, la somme globale du projet.
 
Pour les avocats de la République, le détournement est une infraction d'intelletuels qui nécessite un assemblage des actes isolés à examiner pour démontrer le processus criminel. D'où, la nécessité d'entendre tous les témoins sollicités. Les présences d'Hamida Shatur l'épouse de Vital Kamerhe et de Soraya Mpiana, sa belle fille, exigées comme témoins. Le procès reprend le 3 juin prochain.
 
TAD

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