RDC : Mise au point des services de communication du ministre Nyamugabo, face à une serie d'accusations lancées contre sa gestion

RDC : Mise au point des services de communication du ministre Nyamugabo, face à une serie d'accusations lancées contre sa gestion

Depuis dimanche soir, une série d'articles accusateurs sont publiés dans différents médias, avec pour cible le ministre de l'Environnement et développement durable Claude Nyamugabo. Parmi les griefs décrits en son encontre, la tolérance à l'exploitation illégale et au commerce illicite des bois, l'allocation et l'octroi des concessions forestières, le nepotisme et le favoritisme (toutes les missions de service réservées à ses proches), la non prise en compte des services techniques du ministère, l'installation d'un conseil de tutelle à l'Agence congolaise de l'environnement puis le changement et l'affectation des directeurs généraux. Il est également accusé d'avoir des intérêts directs dans les entreprises Congo King Baisheng Forestry Développment et Congo Sunfflower Forestry Development qui ont signé neuf contrats pouvant couvrir une superficie totale de près de 2 millions d’hectares.

Mais aussi, et enfin, une prétendue ignorance de la part du ministre du communiqué de la Présidence de la République interdisant tous mouvements du personnel. Ici, pour étayer l'imputation, il est évoqué un arrêté du ministre Nyamugabo portant modification de celui relatif à la désignation des directeurs généraux et directeurs-chefs de service; aussi l'installation d'un conseil de tutelle.
 
En six points, les services du ministre balaient les accusations « fomentées par un réseau bien connu pour salir l'image du ministre », est-il dit dans la mise au point. Assurant au passage que ce dernier est décidé à « accompagner le chef de l'État dans la réussite de sa mission, celle de relever le secteur environnemental de la RDC », lui permettant pleinement de jouer son rôle de leader qui du « reste est déjà naturel. »
 
1. le ministère de l'environnement et développement est membre du comité de pilotage de l'initiative pour les forêts d'Afrique centrale (CAFI) qui a fait signer une feuille de route pour la mise en exécution du programme de gestion durable des forêts qui sera financée par l'agence française de développement (AFD). Le ministre Nyamugabo a d'ailleurs signé et accepté la revue légale des concessions forestières qui sera exécutée par un fonctionnaire international indépendant recruté pour la cause. Voyez-vous un ministre auteur d'actes malveillants permettre une si belle avancée de transparence ?
 
2. Pour exploiter du bois, il faut un permis de coupe industrielle qui du reste est établi par un organe technique qu'est la direction de la gestion forestière, signé ensuite par le ministre sous la couverture du secrétaire général de l'environnement et développement durable. Et ce obligatoirement et annuellement la licence d'exploitation et commerce est délivrée par la même direction technique sans que le ministre ne signe.
 
3. Concernant les 9 contrats couvrant 2 millions d'hectares des forêts. Il est à signaler qu'il n'y a pas eu d'allocation encore moins d'octroi d'un seul centimètre du sol pour exploitation. Il a plutôt été question de changement de dénomination, et le code forestier le permet allègrement.Plusieurs entreprises ont déjà œuvré sous cette cape dont Tranzem, devenue orgaman puis aujourd'hui IFCO, cela n'a jamais fait l'objet de bruit pqrce que c'est reconnu comme tel. D'ailleurs il est à relever que le dossier est sur la table de la Primature où le conseiller principal du premier ministre en charge de l'environnement, de surcroît un ancien ministre de ce secteur a dû écouter puis confronté la société civile environnementale et les experts techniciens du ministère pour avoir de la lumière sur cette question. Les éclairages conséquents et légaux ont été apportés.
 
4. S'agissant d'une prétendue mise en place operée dans l'administration le 6 février 2020 en violation de l'instruction du directeur de cabinet du chef de l'État, il n'en est nullement question. Le ministre tenant compte des faiblesses managériales constatées dans le chef de certains directeurs, a tout simplement procédé à une permutation interne de 3 cadres afin de renforcer l'efficacité du service. Seuls trois directeurs-chefs de service ont été concernés, tous ayant conservé leur grade.
 
5. La question du conseil de tutelle à l'Agence congolaise de l'environnement, il s'agit d'une structure provisoire qui a toujours existé depuis des années et opérationnalisé par les prédécesseurs du ministre Nyamugabo et ce, en attendant la nomination par le chef de l'État, des membres du conseil d'administration. D'ailleurs, faut-il mentionner que c'est dans la même logique qu'un chargé de mission et un chargé de mission adjoint sont désignés depuis plus de 5 ans avant le ministre en charge de l'environnement et ce, en attendant la nomination par le chef de l'État, d'un directeur général et d'un directeur général adjoint.
 
6. Les allégations sur les missions de service réservées aux proches du ministre ne tiennent pas, les différents ordres de mission établis à cet effet faisant foi, il n'est pas de l'habitude du ministre de balancer les documents officiels sur les réseaux sociaux. L'opinion doit savoir que le ministre a astreint l'administration à une obligation de résultats de performance en faisant signer à tous les coordonnateurs provinciaux un acte d'engagement pour permettre l'atteinte des assignations budgétaires en cette année de l'action.
    
Quant à la gouvernance forestière, personne ne sait prouver laquelle des dispositions légales a été énervée. Le ministre, à ce sujet, reste déterminé à doter le pays après 60 ans d'indépendance, une politique forestière nationale dont les travaux de finalisation ont commencé depuis le 4 mars 2020. Il faut plutôt nous concentrer sur la lutte contre le COVID-19 en cette période d'État d'urgence sanitaire, et le ministère entre autres par la DAS, Direction de l'assainissement, y est très ancrée.
 
La rédaction
 
 

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