La Ligue des jeunes du PPRD accuse Fortunat Biselele, conseiller du président congolais, d'être derrière « l'enlèvement » d'Henry Maggie

La Ligue des jeunes du PPRD accuse Fortunat Biselele, conseiller du président congolais, d'être derrière « l'enlèvement » d'Henry Maggie

La Ligue des jeunes du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), présidée par Serge Kadima, a publié une déclaration ce dimanche 17 mai pour condamner l'enlèvement d'Henry Maggie Walifetu, coordonnateur adjoint en charge de la communication et médias au Comité national de cette formation politique, « par les services et plus particulièrement la Police nationale congolaise/ville de Kinshasa, sur fond des menaces et visiblement instrumentalisées par un collaborateur du président de la République. »

La Ligue des jeunes du parti de Joseph Kabila cite « monsieur Fortunat Biselele dit Befort qui, lui-même quelques jours avant, avait promis son arrestation. » Des actes perpétrés, dit la déclaration, « sur fond d'un ordre illégal, portent atteinte aux droits de notre camarade en tant qu'humain et citoyen. »
 
La Ligue des jeunes du PPRD « condamne avec la dernière énergie de telles pratiques répréhensibles et contraire à un État de droit; face à pareille violation flagrante de droits et libertés et arrestation arbitraire, la Ligue des jeunes est surprise du mutisme et du silence notoire du pouvoir public et de tous ceux qui se disent défenseurs des droits humains et militants de la promotion de l'État de droit; exige du Parlement de la République d'interpeller toutes les personnes ou autorités du pays face à cette dérive dictatoriale jamais vécue en RDC; précise que le camarade Henry Maggie Walifetu n'a rien fait et qu'il est loin du dossier Mukuna Pascal, même s'il est candidat à la présidence de la formation sportive Renaissance. »
 
Les jeunes du parti dont le secrétaire permanent est Ramazani Shadary, l'ex-candidat à la présidence de la République, appellent tous les siens à barrer la route aux « violations quotidiennes » de lois, en attendant le mot de « la hiérarchie » et exigent la libération « immédiate et sans condition du camarade Henry Magie Walifetu. »
 
Tony-Antoine Dibendila
 

E-mail