RDC : précision sur tous les chiffres « disparus », au cœur du procès Vital Kamerhe

Au cœur du procès Vital Kamerhe

La Republique démocratique du Congo a connu ce lundi, le début d'un procès dont l'issue est sérieusement attendue.

La première audience de l’affaire qui oppose l'État congolais et le directeur de cabinet du président congolais Vital Kamerhe, aux côtés du libanais Jamal et d'un fonctionnaire de l'État Luhima Ndole, présentés comme ses complices, a eu lieu, diffusée en direct par la télévison d'État tel que voulu par les supporters du principal prévenu. Le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe a siégé en chambre foraine à la Prison centrale de Makala. Focus sur les chiffres précis de détournement mis à la charge de Kamerhe, accusé notamment de corruption.

L'audience est revenue sur l'identification de toutes les parties citées à comparaître, principalement les prévenus, comme partie principale, et la République démocratique du Congo, l'Etat, qui a fait acter sa comparution par le biais de ses avocats. Les prévenus, assistés de leurs avocats, ont comparu. Dans le collectif d'avocats de Vital Kamerhe, l'on a enregistré la présence du maître Raphaël Nyabirungu, aussi avocat de la société d'État Gecamines.
 
Le Tribunal est longuement revenu sur les sommes prétendues détournées par Vital Kamerhe et consorts, dont le cumul atteint plus de 50 millions de dollars américains.
 
Jamal et Kamerhe Lwakanyinginyi, respectivement directeur général de la société Samibo Sarl et l'agent public de l'État à l'occurenre personnel politique de la présidence de la République, sont poursuivis pour avoir « détourné la somme globale de 48.831.148 dollars américains, qui était remise à la société Samibo Sarl pour achat et érection de 1500 maisons préfabriquées dans le cadre du projet de logements sociaux au profit de 5 provinces de la RDC (...) inscrit au programme d'urgence des 100 jours du président de la République. Ces faits sont prévus et punis par les articles 21 et 23 du code penal livre 1er et 145 livre 2 », dit le Tribunal.
 
Pour poursuivre, « les deux prévenus ont également détourné une somme de 2.137.500 dollars américains », remise à la société Ousmal Sarl pour achat et érection des maisons préfabriquées pour les policiers et militaires congolais.
 
Enfin, Vital Kamerhe et Luhima Ndole, fonctionnaire de l'Etat, sont en outre poursuivis pour la disparition de « 1.154.800 dollars américains, somme remise à ce dernier pour le dédouanement de containers portant les matériaux de maisons préfabriquées. »
 
Après que les trois prévenus aient répondu aux questions liées à l'identification par le Tribunal, la partie Kamerhe a souhaité repousser l'audience en vue de « se préparer » d'avantage. Requête acceptée, la prochainne audience est prévue pour le 25 mai prochain.
 
TAD

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