Dans le Nord-Kivu, le journaliste d'investigation Filston Kongbanda souligne « les avancées considérables de l'état de siège »

Dans le Nord-Kivu, le journaliste d'investigation Filston Kongbanda souligne « les avancées considérables de l'état de siège »

Ces sont les premiers éléments d'une vaste enquête journalistique en cours dans le Nord-Kivu, menée par le journaliste d'investigation Filston Kongbanda à la tête d'une importante équipe d'autres professionnels des médias, qui l'attestent. L'enjeu de cette mission, est celui d'évaluer les avancées de l'état de siège instauré dans la province depuis fin avril par le président Tshisekedi, avec pour but de mettre fin aux groupes armés et à l'insécurité qui gangrènent cette partie de la RD Congo durant plus de deux décennies.

Cette mission d'investigation journalistique, basée à Goma le chef-lieu de la province, a effectué plusieurs déplacements vers de zones jadis occupées par des groupes armés hostiles, actuellement sous contrôle des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Mais aussi vers certaines zones à l'extrême est de la province telle que la célèbre frontière congolo-rwandaise appelée Petite barrière.

Là, au-delà de la sécurité qu'offre l'administration militaire, le gouverneur Constant Ndima Kongba a déjà lancé les travaux sur la route qui mène vers le Rwanda. Cette dernière, longtemps sans asphalte et véritable bourbier, « sera dans très peu toute neuve grâce aux fonds propres de la province », renseignent les premiers éléments de la mission d'investigation consultés par votre rédaction.

L'équipe de journalistes s'est rendue notamment dans la localité de Kashebere en plein territoire de Walikale aujourd'hui « pacifié à 90% », où Lieutenant général Ndima s'était plus tôt prêté au même exercice, en lançant les travaux de réhabilitation de la route nationale qui mène du Nord-Kivu à la province voisine de la Tshopo.

La mission s'est rendue également dans le territoire de Masisi, et s'apprête à faire le grand saut pour Béni.

Les éléments préliminaires recueillis par les confrères notent que « la population locale des territoires jusque-là visités, exige le maintien le plus longtemps possible de l'état de siège au regard des avancées constatées : le retour observé de déplacés dans des villages et autres localités récupérés par l'Armée, la quiétude qu'engendre la présence des FARDC largement déployée, les travaux de réhabilitation de certaines routes... »

Des éléments qui poursuivent, « la province est pacifiée à hauteur des 85%, il ne reste que quelques résistances terroristes dans certains recoins plus éloignés; les recettes de la province ont presque doublé... »

« L'intégrité territoriale reste donc l'objectif principal du gouverneur militaire Constant Ndima et de son administration », peut-on lire enfin.

Tony-Antoine Dibendila


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