Double meurtre inédit à Kisangani, un réseau « mafieux » pointé du doigt

 Double meurtre inédit à Kisangani, un réseau « mafieux » pointé du doigt
 
La scène macabre se déroule dans la nuit de jeudi 14 au vendredi 15 octobre au scolasticat, dans la commune Makiso à Kisangani.
Tôt ce matin, l'émoi est total, la peur au ventre, les habitants de cette contrée se posent plusieurs questions sur le mobile de ce double meurtre.
 
Est-ce une affaire de jalousie ? ce double meurtre est-il lié à la problématique de la spoliation de la concession des prêtres du sacré cœur par un réseau mafieux bien identifié à Kisangani ?
L'homme assassiné avec sa concubine était gardien d'une antenne de réseau cellulaire, Patrick puisque c'est de lui qu'il s'agit, était-il un témoin gênant dans les viseurs des spoliateurs ? Pour le moment, aucune version officielle n'est disponible face à cette situation.
La question reste donc posée.
 
À l'instant, difficile de répondre avec exactitude à ces interrogations. C'est ici le lieu de faire appel aux spécialistes des enquêtes impossibles pour essayer de comprendre les vraies motivations de ce double meurtre.
 
Parlant de la spoliation de la concession des prêtres du sacré cœur par un réseau mafieux bien identifié, où 8 noms sont cités et dont le mandat d'amener est déjà signé. Ces derniers ont récemment procédé au déguerpissement forcé entre autres des enfants en rupture familiale, 78 pensionnaires au total, de la maison saint Laurent et sainte Bakita. Parmi les deguerpis il se trouvait les épileptiques avec la "complicité", accusent certains, de services de l'État.
 
Ces enfants avaient passé nuit dans l'enclos de la résidence du gouverneur intérimaire de la Tshopo, Maurice Abibu Sakapela Bin Mungamba. Ce dernier avait convoqué le lendemain en urgence une réunion extraordinaire du conseil provincial de sécurité qui avait abouti à une série des recommandations, celle de l'arrestation immédiate de tous les membres dudit réseau mafieux, notamment.
 
Malheureusement, jusqu'à ce jour, ces maffieux continuent à errer librement dans la nature.
 
Ici encore une autre interrogation s'ajoute : comment le mandat d'amener souffre-t-il de son exécution ?
Est-ce par calcul que les hors-la-loi pointés du doigt échappent-ils par la maille du filet, est-ce par complicité avec ceux qui sont sensés exécuté le mandat d'amener ?
 
Aujourd'hui, l'on assiste à une scène inédite et horrible d'assassinat ciblé, et ce, dans le périmètre de la concession querellée. À qui le prochain tour ?
 
Sébastien Mulamba, depuis Kisangani

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