A Beni, Fabrice Puela exige « plus d'humanisme » en cette période d'état de siège

A Beni, Fabrice Puela exige « plus d'humanisme » en cette période d'état de siège

Dans son itinérance, le ministre des Droits humains Albert-Fabrice Puela et son convoi sont arrivés dans la ville de Béni, au Nord-Kivu, mercredi. Objet, tenir un atelier de renforcement des capacités des militaires, policiers et membres de la société civile locale sur le respect des droits de l'homme en période d'état de siège.

Au cours de cet atelier auquel le gouverneur militaire Constant Ndima Kongba a pris personnellement part, remerciant au passage le ministre pour sa venue dans la partie orientale de la RD Congo, le ministre Puela dans son allocution fleuve a rappelé que son pays le Congo est merveilleux et immense et doit être chéri, aimé.

Pour ce membre du gouvernement Sama Lukonde, la sécurité de tout citoyen congolais tient à coeur le président Tshisekedi, mais aussi la pacification de l'Est du pays, principalement Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu, coin où séjourne Fabrice Puela depuis le 26 juillet.

Le ministre Puela est revenu notamment sur les raisons qui ont poussé le président Tshisekedi a décrété un état de siège en Ituri et au Nord-Kivu, entre autres, le constat fait sur la présence de plusieurs groupes armés dans la partie Est du pays causant la mort de plusieurs congolais, et le souhait de restaurer la paix dans cette partie du pays. « L'administration civile a été relayée par les militaires et policiers. La justice militaire a pris le relais sur les juridictions des droits communs. Les prérogatives de l'armée ont donc été renforcées », a-t-il dit, ce qui pose parfois, en matière de respect des droits civils et de liberté fondamentale, « quelques problèmes. »

Il a aussi encouragé la société civile à continuer à dénoncer pour permettre aux forces de sécurité, autorités de la ville de bien faire leur travail. Demandant aux autorités militaires de faire preuve d'humanisme.

Tony-Antoine Dibendila


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