Déchéance du comité Fatouma de la tête du marché de la Liberté

Déchéance du comité Fatouma de la tête du marché de la Liberté

« NOUS VOULONS VRAIMENT LE CHANGEMENT À KINSHASA », LISA NEMBALEMBA DÉCRIT LES CONTOURS

Les députés provinciaux se sont réunis en plénière le lundi à l'Assemblée provinciale de Kinshasa pour assister à la réplique de la chargée des missions du marché de la Liberté Fatouma Mangaza, au regard de la question orale avec débat initiée contre elle. La chargée des missions a présenté ses moyens de défense en réponses aux dizaines de questions des élus sur la gestion dudit marché urbain.

Réplique jugée « non convaincante » par les élus, qui ont procédé au vote et l'ont déchu, elle et tout son comité de gestion. Avec 35 votants du jour sur les 48 qui composent l'Assemblée provinciale, 35 ont voté Oui, aucun Non et pas de bulletins nuls. La députée Lisa Nembalemba, une des principales figures de ce renversement, assure que l'intérêt premier de cette déchéance est l'amélioration de la gestion de ce marché.

« Nous nous disons, la dame peut-être qu'elle a eu à bien travailler, mais il y a eu des failles. Elle a fait son temps, elle a passé 18 ans à la tête de ce marché. Nous estimons qu'on peut donner la chance à d'autres personnes quand même qui peuvent gérer et voir de quoi elles peuvent être capables. Il n'y a pas de règlement des comptes, il n'y a rien de personnel Elle a fait quand même 18 ans, on pense qu'on peut faire la passe à un autre comité de gestion qui pourra être soit pas à la hauteur soit plus à la hauteur », lance-t-elle d'entrée de jeu.

Pour enfin mieux décrire les objectifs. « C'est pour dire que nous voulons vraiment le changement au niveau de l'Assemblée provinciale de Kinshasa. Les kinois nous ont reproché de n'avoir pas beaucoup travaillé dans un contexte de la Covid-19 et là nous essayons de reprendre l'élan et nous voulons vraiment travailler. Nous nous sommes dits qu'on pouvait commencer par le marché de la Liberté ensuite on ira ailleurs, dans d'autres marchés urbains ou même municipaux. C'est ça notre objectif parce que je ne trouve pas correct moi entant qu'élue que les vendeurs qui paient des taxes d'assainissement et d'étalage vendent dans des si mauvaises conditions... »

Accusée notamment de megestion, de spoliation d'espace du marché de la Liberté, de non paiement d'arriérés du personnel, de refus de rétrocession de recettes à certaines communes et à l'hôtel de ville, Fatouma Mangaza a rejeté ces accusations tout en relevant certaines difficultés rencontrées dans la gestion du marché. Sauf que les élus ont jugé bon d'écarter elle et son comité de gestion de la tête de ce marché urbain.

Tony-Antoine Dibendila


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