La RD Congo retient son souffle sur le sort du Bureau élu de l'Assemblée nationale

La RD Congo retient son souffle sur le sort du Bureau élu de l'Assemblée nationale

Ce jeudi 10 décembre le Bureau d'âges, institué mardi dernier, va tenir une pleinière de tous les dangers pour le Bureau élu présidé par Jeanine Mabunda, membre du Front commun pour le Congo (FCC) de l'ancien président Joseph Kabila.

Ledit Bureau élu accusé de non respect du règlement intérieur de la Chambre basse du Parlement par les députés proches du président Tshisekedi, responsable du Cap pour le changement (CACH). Un prolongement de bras de fer entre la coalition au pouvoir FCC-CACH.

La plénière d'aujourd'hui devra statuer au cas par cas les pétitions contre le Bureau Mabunda, qui lui et ses soutiens considèrent comme illégale sa tenue, et même l'installation du Bureau d'âges qui assure la présidence intérimaire, reçu mercredi au soir par le président congolais. Une audience vue de mauvais œil par certains analystes politiques proches du FCC.
 
La crise est donc visible, accentuée depuis les annonces unilatérales du président congolais, telles la nomination d'un informateur pour identifier une nouvelle majorité et la fin de la coalition au pouvoir. 
 
Ses désormais ex-partenaires, la famille politique de Joseph Kabila majoritaire au Parlement jusqu'à preuve du contraire, ont répliqué dans une déclaration en demandant aux ministres CACH de démissionner du gouvernement car, disent-ils, la fin de la coalition entraîne le début de la cohabitation.
 
Actuellement, la crise politique dans le pays divise profondément dans l'opinion congolaise. Et à tour de rôle, les puissances étrangères s'expriment.
 
Les USA, la Corée du Sud, le Japon, le Canada, la Grande Bretagne et la Suisse ont signé un communiqué conjoint dans lequel ils soutiennent « le processus politique actuel ». L'Union européenne, la France et la Belgique ont emboîté, un peu à la traîne et à demi-mot, la position ci-haut tracée. La Chine quant à elle, exige plutôt « le dialogue » entre partenaires et « le respect de la souveraineté » de la République démocratique du Congo.
 
Tony-Antoine Dibendila

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