ENVIRON 20 ANS APRES SANS GROS RÉSULTATS, LA MONUSCO SUR LE POINT DE QUITTER LA RDC. ( LEILA ZERROUGUI)

ENVIRON 20 ANS APRES SANS GROS RÉSULTATS, LA MONUSCO SUR LE POINT DE QUITTER LA RDC. ( LEILA ZERROUGUI)

"La Monusco n’est présente aujourd’hui que dans 6 provinces de la RDC (sur les 26 que compte le pays). Nous sommes en train de démilitariser et fermer des bureaux. La MONUSCO est en train de céder la main aux autorités", annonce sa cheffe, représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU en RDC.

En conférence de presse, ce mercredi 2 septembre 2020, Leila Zerrougui (Photo) précise que "la responsabilité première de la protection des civils revient au pays".

Elle souligne qu'"une mission de maintien de paix n’est pas là pour faire la guerre mais pour aider le gouvernement, les autorités sécuritaires à assurer la protection de leur territoire et de leurs frontières".

Raison pour laquelle, "il faut travailler sur les causes profondes des conflits (dont) l'économie de guerre dans le Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, accès à la terre et manipulation de l’élément ethnique".

Inacceptable attaque contre les élèves 

Leila Zerrougui condamne les attaques des élèves dans un centre d’examen à Masisi au Nord-Kivu et en Isiro au Haut-Uele.

"C’est inacceptable. Ceux qui ont fait ça sont des criminels sans légitimité. Ils doivent être identifiés et emmenés devant la justice pour répondre de leurs actes''.

Elle révèle, par la même occasion, que "La Monusco n’a pas été sollicitée pour participer à un quelconque dispositif sécuritaire autour des centres d’examen. C’est le rôle régalien des autorités congolaises".

Le 1er juillet 2010, la Monusco a remplacé la Mission de l’organisation des Nations-Unies en République démocratique du Congo (MONUC), en application de la résolution 1925 (2010) du Conseil de sécurité datée du 28 mai 2010. 

"La nouvelle mission (était) autorisée à utiliser tous les moyens nécessaires pour s’acquitter de son mandat, notamment assurer la protection des civils, du personnel humanitaire et du personnel chargé de défendre les droits de l’homme se trouvant sous la menace imminente de violences physiques et pour appuyer le Gouvernement de la RDC dans ses efforts de stabilisation et de consolidation de la paix". 

 

LePouvoir/TCF


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