RD Congo : « Nous devons dépasser nos divergences politiques », Mabunda à la clôture de la session de mars

RD Congo : « Nous devons dépasser nos divergences politiques », Mabunda à la clôture de la session de mars

La session ordinaire de la chambre basse débutée le 15 mars dernier s'est achevée exceptionnellement ce mercredi 22 juillet. La pandémie COVID-19 a été à la base non seulement de cette prolongation mais aussi du format réduit des plénières sous lesquelles les députés ont siégé depuis.

Dans son oral de clôture, la présidente de l'Assemblée nationale a dressé un tableau sombre de la vie socio-économique du congolais en cette période caractérisée par des conséquences incalculables de cette maladie qui a touché le monde entier. Elle s'est apaisantie sur la responsabilité de la classe politique dans les troubles que connait les institutions ainsi que les menaces à la paix et à la cohésion nationale sous un fond des discours séparatistes et tribaux.
 
« Nous devons dépasser nos divergences politiques et privilégier l'essentiel à savoir la paix, l'unité nationale et les besoins sociaux de base du peuple congolais », a-t-elle martelé devant les députés réunis en plénière. En dépit du contexte difficile caractérisé par la COVID-19 et ses ravages sur tous les plans, l'Assemblée nationale s'est acquitté de sa double mission à savoir : voter les lois et contrôler l'exécutif.
 
Six prorogations ont été votées par la chambre basse ainsi que d'autres lois comme celle relative à l'agriculture. Et sur le plan du contrôle parlementaire, les députés nationaux ont interpellé plusieurs membres du gouvernement à commencer par le premier ministre sur la gestion des conséquences de la COVID-19. Jeanine Mabunda a également déploré les violations systématiques du siège du parlement par les militants d'un parti politique. Elle en appelle au dialogue interinstitutionnel pour résoudre tout différend entre politiques.
 
Et face à la misère qui ronge la population, la speaker de la chambre basse a appelé le gouvernement à agir de façon responsable pour atténuer tant soit peu les frustrations d'un peuple très pauvre vivant sur une terre potentiellement riche. 
 
« Le peuple congolais ne trouve  pas son compte dans les polémiques politiques stériles mais plutôt dans le travail qui est fait pour sa survie, sa sécurité et son pain quotidien », a conclu Jeanine Mabunda.
 
La rédaction

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