RDC: MAUVAISE METEO POLITIQUE. LA FETE DE L'INDÉPENDANCE GÂCHÉE.( Analyse)

RDC: MAUVAISE METEO POLITIQUE. LA FETE DE L'INDÉPENDANCE GÂCHÉE.( Analyse)

Le pays de Lumumba traverse une grise plus grave que celle de 1960 sur le plan politique. On ne s'en aperçoit peut être pas.

A Kinshasa, les évènements se succèdent et n'augurent pas des lendemains meilleurs.

La polémique, les tensions dans la rue moins éclairée selon les uns , suscitées par les trois propositions de lois Minaku et Sakata même s'ils ne sont plus maîtres de ces textes à partir du moment où ils ont été déclarés recevables sont des indicateurs majeurs qui annoncent la tempête. Et le gouvernement a décidé de laisser le parlement continuer leur examen. Où ira-t-on?

Le Vice Premier Ministre a fait les frais pour quelques trois heures d'audition. Dieu merci, le pire n'est pas arrivé. Pour ceux qui étaient sur le boulevard du 30 juin ou au parquet près la cour de cassation, le soleil a failli s'arrêter sur la capitale. La sagesse a guidé les uns et les autres.

Dans la même soirée et comme par métaphore en 1960, le Premier Ministre s'adresse par voie de communiqué au chef de l'État. Un groupe des ministres de son obédience réagissent. Incroyable mais vrai.

Comme si cela ne suffisait pas, selon les observateurs, le Discours du 30 juin du chef de l'État aurait mis de l'huile au feu. Moment jugé solennel pour la nation, moment au cours duquel la nation par son Président célèbrent les martyrs de l'indépendance, on salue la bravoure des pères de cette indépendance. Mais selon une opinion, c'est le moment hélas ou le Premier d'entre les congolais a choisi dans un discours officiel de répondre à ses adversaires. Notamment ceux qui ont évoqué la République des juges et ceux qui ont initié les trois propositions de Lois. Garant du bon fonctionnement des institutions et du respect de la constitution , le Président de la République n'aurait pas pris position sur les propositions de loi en examen par un autre pouvoir que le sien. Le pouvoir législatif. Pour d'aucuns, il existe des mécanismes pour juger de la légalité ou la conformité des lois à la constitution.

Par ailleurs, alors que le Cardinal de Kinshasa ne ménage pas la coalition au pouvoir sans distinction et dénonce l'invasion du pays par ses voisins, voilà que les Provinces du pays sont secouées politiquement. Des gouverneurs déchus et d'autres sous menace. C'est trop de défis qui empirent la situation sociale déjà précaire et sanitaire avec le coronavirus. Il est temps de sauver la Patrie et considérer plus ce qui Unit que ce qui divise.
La main noire de certaines chancelleries qui attisent le feu et opposent les acteurs politiques au grand jour mérite d'être dénoncée par les congolais s'ils aiment leur pays.

La Rédaction.


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