RDC : Le ministre de l'environnement Claude Nyamugabo veut mettre fin à « la criminalité forestière dans les ports privés de Kinkole »

RDC : Le ministre de l'environnement Claude Nyamugabo veut mettre fin à « la criminalité forestière dans les ports privés de Kinkole »

Il avait été alerté par des rapports alarmants de ses services techniques, ainsi que les dénonciations de la Société civile environnementale sur le désordre qui a élu domicile dans le secteur de l'activité d'exploitation forestière artisanale, le ministre de l'environnement et développement durable Maître Claude Nyamugabo Bazibuhe est descendu ce samedi dans les différents ports privés de l'Est de Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo. Objectif, s'enquérir personnellement de la situation décriée par divers acteurs et prendre dans la foulée des mesures idoines et coercitives pour stopper définitivement ce désordre érigé désormais en règle d'or.

Sur place, c'est un capharnaum que le minsitre Claude Nyamugabo, visiblement tétanisé par la gravité de la situation découvre sur place. Des exploitants forestiers anarchistes qui opèrent en toute illégalité, foulant allègrement aux pieds la législation en la matière, et cela, parfois avec la complicité de certains agents véreux de l'administration publique. À cela s'ajoutent la pratique médiévale de la commercialisation des radeaux des grumes sur les eaux du Fleuve Congo, du reste punie par la loi portant code forestier. Les îlots longeant de bassin versant du Fleuve dans la capitale congolaise se sont transformés eux aussi en véritable paradis servant de site par excellence de commercialisation du bois illégal et de blanchiment de ces activités illégales. 
 
Sérieusement ébranlé, le ministre Nyamugabo n'y est pas allé par le dos de la cuillère pour prendre, déjà sur place un certain nombre des mesures conservatoires pour démanteler ce Far West des temps modernes. A court terme, les instances judiciaires ont été saisies en vue de procéder dans un bref délai au processus de fermeture de tous les ports illégaux et à problèmes avant d'inviter différents propriétaires des grumes abandonnés de pouvoir s'identifier pour remettre l'Etat dans ses droits, faute de quoi, le pouvoir public se réservait le droit de procéder à la vente aux enchères de tout bois illégal sous saisie. D'un ton ferme, le visage grave, le ministre Claude Nyamugabo a annoncé que tous les textes réglementaires seront revisités dès la semaine prochaine, et ce en vue d'adapter ces derniers aux réalités de l'heure, sans pour autant énerver les dispositions de la loi.
 
Le gouvernement de la République par  le biais d'autres ministères tels celui de l'intérieur, la défense, transports et voies de communication et celui de l'urbanisme devraient également être mis à contribution pour la stricte observance de ces mesures. Le ministère de l'environnement et développement durable, transversal et à  sa vocation de service d'assiette tenant à apporter son apport substantiel à l'enveloppe budgétaire de l'Etat pour cet exercice 2020, aura précisé Claude Nyamugabo. 
 
Et cette première visite du ministre Nyamugabo n'est que l'épilogue d'un long processus devant aboutir à sonner le glas du désordre dans ce secteur vital de la vie nationale, et salvateur pour l'humanité toute entière, mêmes les services de son propre ministère vont subir la rigueur de la loi, car ils ont été malencontreusement cités. La lutte contre la déforestation doit certes rimer avec la lutte contre la pauvreté, mais dans le strict respect des lois de la République, a conclu le ministre. 
 
La rédaction/Cellcom du Min.EDD

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