L'Auditorat militaire poursuit 18 policiers pour incendie de la mairie de Beni et d'une base de la Monusco fin 2019

L'Auditorat militaire poursuit 18 policiers pour incendie de la mairie de Beni et d'une base de la Monusco fin 2019

Complicité d’incendie, abandon de poste, pillage et incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline militaire.

Sont les charges qui pèsent sur 18 policiers, dans l'affaire portant incendie de la mairie de Beni et d'une base de la Monusco au Nord-Kivu, cette province de l'Est de la République démocratique du Congo. Ces poursuites ont été décidées après les enquêtes menées à la suite de ces violences enregistrées fin 2019, dont les résultats ont été rendus publics ce lundi.

Ils sont officiers supérieurs ou subalternes dans le collimateur de l'Auditorat militaire près la Cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu. Certaines sources judiciaires assurent que le dossier est déjà transmis à la Cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu, qui devra décider de la date du début des audiences.
 
En parallèle, 16 autres civils sont mis aux arrêts pour le même dossier. Ils sont présentement au Parquet près le Tribunal de grande instance de la ville de Beni.
 
Novembre dernier, lors de manifestations contre l'insécurité persistante dans la région, le nombre de  massacres était en nette augmentation à cette époque, les manifestants en colère avaient pris d'assaut la mairie de Beni et une des bases de la mission onusienne dans cette partie du pays, cette dernière étant régulièrement accusée de complicité avec quelques milices qui opèrent dans la region, et ont mis feu dans les deux sites. Un procès est donc en vue.
 
TAD

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