Les défis du sommet de Paris

Les défis du sommet de Paris

« Ce sommet avait, du fait de la crise née de la pandémie de Covid-19, un double objectif », précise le président Emmanuel Macron.

Apporter des réponses de court terme
Lancer une dynamique pour lancer ce New Deal économique

« Ce sommet répondait à une priorité, répondre au choc que représente l’épidémie (sanitaire, économique et sociale) pour le continent africain ».

Les chefs d’état ont mis en place un « New Deal » car les besoins de financements, d’ici à 2025, sont d’environ 250 milliards de dollars.

A court terme, le sommet a consolidé

le moratoire sur le remboursement de la dette
La Consolidation d’un cadre commun (Amérique, Europe, Chine) permettant la restructuration des dettes
33 milliards des 650 milliards de dollars de DTS par le FMI pour l’Afrique dont 24 pour l’Afrique subsaharienne avec la réallocation au niveau de 100 milliards des fonds à affecter par les pays les plus riches.

« L’utilisation d’une part des réserves d’or des pays pourrait être aussi affecter aux pays africains », estime le président français.

Pour Kristalina Georgieva, la directrice générale du FMI, « 33 milliards de DTS voire 100 pour l’#Afrique ne suffiront pas mais si on abandonne ceux qui ont des difficultés économiques d’après Covid-19, ce sera catastrophique. Ce sommet intervient à un très bon moment car il faut agir maintenant ».

Sur le plan économique, les chefs d'état se disent satisfaits des résultats obtenus par ce sommet, « ce n'est pas un forum pour le fun, il y a du concret, des objectifs, des assignations, les résultats dépendront beaucoup de nous, africains », a dit aux journalistes, le président Félix Tshisekedi.

Et les pays africains ont une large responsabilité dans la réussite de ce qui a été décidé à Paris.

 

La vaccination de masse

« La situation actuelle n’est pas soutenable, injuste et inefficace ce qui condamne l’Afrique à ne pas se protéger ».

22 milliards de dollars ont certes été déjà mobilisé pour vacciner jusqu’à 30% des vaccins, « ce qui n’est pas suffisant ».

« La production des vaccins en Afrique pourrait aider à augmenter le taux de vaccination », selon le président Tshisekedi (photo), « ce qui nécessite que toutes les contraintes doivent être levées, notamment de droits intellectuels ».

Avec pour objectif (après la mobilisation de 50 milliards de dollars) de vacciner jusqu’à 40% de la population africaine.

« Si un pays n’est pas au rendez-vous du vaccin, les autres pays leur fermeront leurs frontières. Ce qui sera très mauvais pour l'économie. Le vaccin c’est la seule bonne solution », a déclaré le président Macron:

« Le salut passe par le vaccin, il n’y a pas d’autres issues », a ajouté le président sénégalais, Macly Sall.


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