Les plantes anti-âge : des plantes pour rester jeune plus longtemps

Les plantes anti-âge : des plantes pour rester jeune plus longtemps

Le déclin des fonctions cognitives lié à l’âge conduit très souvent à la maladie d’Alzheimer (MA), qui affecte actuellement plus de 20 millions de personnes dans le monde entier.

Avec le vieillissement de la population, ce nombre va encore nettement augmenter à l’avenir. Il existe des médicaments pour ralentir la progression de la maladie, comme les inhibiteurs de l’acétylcholinestérase (AChE) et la mémantine, qui permettent de retarder de plusieurs mois et même de plusieurs années l’admission des malades dans un EMS, contribuant ainsi à une réduction des coûts de la santé.
La MA est une affection neurologique caractérisée cliniquement par une perte progressive de la mémoire, une baisse des fonctions cognitives (attention, concentration, capacité de raisonner, sens de l’orientation) et un comportement altéré et souvent inapproprié. Il existe quelques plantes pour atténuer la perte des fonctions cognitives et qui peuvent ainsi contribuer à ralentir la progression de la MA. Mais, il faut aussi avoir des activités physiques et intellectuelles et garder une vie sociale active.

The  vert café

Au cours des dernières années, plusieurs publications indiquent que la consommation régulière de thé vert ou Camellia sinensis (L.) Kuntze (Teaceae) peut prévenir la démence sénile, voire la traiter. Des études in vitro ont montré que le thé vert contient des inhibiteurs de l’AChE et de la bêta-sécrétase (une autre cible pharmacologique dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer). De plus, le constituant principal du thé vert, l’épigallocatéchine gallate est un bon neuroprotecteur. Deux études cliniques montrent effectivement que la consommation de thé vert (minimum deux tasses par jour) améliore les fonctions cognitives et la mémoire chez les personnes âgées.

En avril 2014, de nombreux articles relatifs au café comme moyen de lutte contre la maladie d’Alzheimer ont été publiés dans la presse nationale et internationale 
Plusieurs études d’observation des populations ont déjà suggéré que la consommation de caféine pouvait réduire le déclin des fonctions cognitives, ainsi que le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Ce sont des chercheurs de l’INSERM de Lille et de l’Université de Bonn qui sont à l’origine de cette publication devenue très médiatique. Ces chercheurs ont utilisé des souris transgéniques qui développent avec l’âge une neurodégénérescence liée à la protéine tau. Cette protéine est essentielle à la stabilisation des cellules, notamment les neurones du cerveau. L’agrégation anormale de cette protéine est en partie à l’origine de la MA. Les souris traitées par la caféine présentaient moins de modifications de la protéine tau, moins de pertes de mémoire et une diminution de la neuro-inflammation, par rapport à des souris de contrôle qui n’avaient pas reçu la caféine. Le mécanisme d’action de la caféine n’est pas encore entièrement élucidé. Les résultats de cette étude in vivo sur des animaux de laboratoire sont très intéressants, mais devront encore être vérifiés chez l’homme. En attendant, les auteurs de l’étude proposent de consommer 400 mg de caféine par jour, ce qui correspond à environ quatre tasses de café ou six !
 
Fay

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