RDC : 30 jours accordés à la Commission de suivi de paie des fonctionnaires de l’Etat pour dénicher et élaguer les fictifs

RDC : 30 jours accordés à la Commission de suivi de paie des fonctionnaires de l’Etat pour dénicher et élaguer les fictifs

La Commission de suivi de Paie des Agents et Fonctionnaires de l’Etat dispose d’un délai de 30 jours pour dénicher et élaguer les fictifs, les doublons et les fantômes qui bénéficient de l’argent de la République à travers des Banques.
Il s’agit d’une décision prise par le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, Jean- Baudouin Mayo, au cours d’une réunion tenue le lundi 5 octobre 2020 avec toutes les parties prenantes impliquées dans le processus de bancarisation et paie des fonctionnaires de l’Etat.

Au cours de cette rencontre, Jean-Baudouin Mayo Mambeke a échangé avec ses interlocuteurs sur les voies et moyens pour régler une fois pour toutes cette question épineuse.

D’après le Vice-premier ministre, ministre du Budget, ” il n’est pas normal que plus de 80% des recettes réalisées chaque mois soient affectées, rien que pour la rémunération des Fonctionnaires et Agents de l’Etat’‘.

Il a donc demandé au Coordonnateur de cette commission de suivi de Paie des agents et fonctionnaires de l’Etat, Jean Pierre Kayembe de détecter les fictifs et de les élaguer du fichier de paie afin de permettre au Gouvernement de réduire l’enveloppe de la paie qui se chiffre pour le moment à 410 milliards de CDF, soit plus de 75 % des recettes de l’État contre une norme de 35%.

Un contrôle systématique doit se faire à tous les niveaux pour sauver le Trésor Public, a insisté le Patron du Budget congolais. Jean-Baudouin Mayo rappelle que plus de 5.000 fictifs ont été détectés en 2019.

La commission de suivi de paie est invitée, en effet, à fournir des résultats probants après cette opération.

La décision du ministre de budget intervient après que le procureur général près la cour d’appel de Kinshasa/ Matete ait initié, au mois de septembre dernier, une réquisition d’information à l’Association congolaise de Banques (ACB). Ceci, dans l’objectif de voir clair sur plus de 500 milliards CDF qui se seraient évaporés depuis neuf ans dans le processus de bancarisation de la paie des agents publics.

Dans sa réquisition d’information, le procureur avait exigé à l’Association Congolaise de Banques de lui fournir tous les éléments dont elle dispose dans l’opération de bancarisation. Il s’agissait premièrement de fournir tous les noms de différentes Banques commerciales choisies pour assurer la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat depuis le lancement de l’opération en 2011. Ensuite, l’ACB devrait présenter les copies de différents rapports de paies établis par les différentes banques faisant aussi mention de reliquats reversés sur le compte du trésor public.

 

LePouvoir/Z.E


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