RDC : les pétroliers menacent de suspendre la vente du carburant dès ce 6 août 2020 dans la zone sud

 RDC : les pétroliers menacent de suspendre la vente du carburant dès ce 6 août 2020 dans la zone sud

Les sociétés pétrolières regroupées au sein de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ont annoncé leur décision ferme de suspendre la vente du carburant dès le 6 août 2020 dans les régions du Katanga et du Kasaï en Rd Congo.

 L’objectif de cette démarche est de pousser le Gouvernement central à revoir la structure des prix des produits pétroliers dont certains paramètres sont  désuets.  

 
« Les sociétés pétrolières ne peuvent s’expliquer l’attitude du Gouvernement de la République, alors qu’à deux reprises, elles ont rencontré Madame la ministre de l’Economie nationale pour la sensibiliser sur l’impérieuse nécessité de revoir la structure des prix des produits pétroliers publiée le 7 mars 2020 en raison notamment de l’évolution très sensible des paramètres qui gouvernent la fixation des prix tant au niveau national qu’international, qu’aucune décision allant dans le sens de cette révision ne soit prise jusqu’à ce jour », déplore la corporation pétrolière.
 
En d’autres termes, leurs revendications visent à réajuster des paramètres tels que le taux de change qui n’est plus en phase avec la réalité actuelle après plus de trois mois d’accélération de la dépréciation du franc congolais. Une situation qui entraine des pertes énormes à ces sociétés. 
 
Leur communiqué soutient que cette corporation fait face à « des difficultés énormes du fait que le prix de vente actuel décapitalise leurs entreprises au point qu’elles ne sont plus à mesure de renouveler leurs stocks. »
 
Aussi, déplore – t – elle que depuis plusieurs années, le Gouvernement n’a pris aucune mesure de protection ni de soutien à ces entreprises, encore moins n’a apporté aucune réponse aux revendications de leur secteur.
 
Le syndicat patronal s’en remet, une fois de plus, au Gouvernement pour qu’une issue favorable soit trouvée avant l’expiration de ce préavis. Ce qui éviterait la surchauffe sur le marché déjà agité avec la spéculation sur le taux de change. 
 
Il y a lieu de rappeler que cette situation est générale. A Kinshasa comme dans d’autres provinces du pays, les sociétés pétrolières sont confrontées aux mêmes difficultés.
 
Ce qui ne leur laissent pas le choix de stopper la vente et la distribution tant que les autorités compétentes n’auront pas apporté des réponses à leurs revendications.
 
LePouvoir/Z.E
 

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