Tshopo : L'évaluation du TENAFEP et de l'EXETAT 2020 démontre de serieux détournements [Opinion]

Tshopo : L'évaluation du TENAFEP et de l'EXETAT 2020 démontre de serieux détournements [Opinion]

Tous les sous-provéds ont remarqué qu’il y a eu détournement en amont  des frais de participation générés par les écoles privées surtout de la ville de Kisangani en ce sens que le Ministre d’Etat, Ministre de l’EPST  avait par sa lettre n° MINEPST/CABMINETAT/0365/2020 ayant pour objet "dispositions relatives aux frais de participation au TENAFEP 2020 " instruit aux PROVEDS et aux IPP de respecter le canevas de 2016 qui dispose que des frais de participation perçus, le niveau national a 16,5% , le niveau provincial 19.5 et le niveau local 64%.

Ces dispositions avaient été relayées par le gouverneur de la Province de la par sa lettre n° 01/LMWL/1249/CAB/PROGOU/P.TSH/2020 du 24/08/2020 adressée au Proved, malheureusement, en connaissance de ces instructions en vigueur, le jour suivant le Proved Tshopo 1 avait réuni ses collaborateurs au ministère provincial de l'EPST sans leur avis pour prendre une disposition contraire à celles de leurs chefs au niveau provincial et National. 
Inquiétude : si ce n’est plus au niveau provincial ou devrait se faire appliquer les directives et instructions officielles, qui le feraient encore ?  Comme conséquence, plusieurs intervenants sont jusqu'à ce jour impayés. En aval, l'on connait d’une part le montant global que les sous-proveds avaient remis sous contrainte, à titre exemplatif le décaissement des fonds de KISANGANI 1 sans la signature du sous-proved concerné au comité provincial et d’autre part le montant reçu par chaque sous-division. 
 
Il ressort de cette soustraction qu'un montant environnant 6 000 000 FC n’a pas été utilisé tel que prévu par la commission provinciale de l'organisation de ces épreuves. Un détournement avéré !
 
Deux questions ont été posées au proved :
Qu’adviendra-t-il si  certains sous-provéds refusaient de remettre le montant reçu parce qu’ils ne l’avaient pas sollicité et surtout qu’ils n’en avaient pas pris engagement ?
Même si tous les sous-provéds remettaient les montants reçus, qui remettra les 6 000 000 FC détournés ? Dans le même registre, pour ce qui concerne l’Examen d’ETAT, il convient de rappeler que l’Article 76 de l’Arrêté instituant l’Examen d’Etat   dispose que " le centre de passation de l’Examen d’Etat fonctionne sous la supervision principal du chef de la sous-division Provinciale de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel".  Il en ressort que le sous provéd est superviseur de tous les centres se trouvant dans sa juridiction. Curieusement, pour cette année, ils ont été affectés dans des centres en dehors de leurs juridictions et en plus limiter à deux le nombre de centres à visiter pour les sous-provéds de la ville ! 
 
Par rapport au paiement, il se fait aussi remarquer une sous-estimation.
 
 Pour les frais de fiches E01, on ne sait même pas qu’est-ce qui a été prévu pour les sous-privéds. Ceux-ci ont présenté pour les deux sessions leurs réclamations. Orientés par le Proved  chez l’IPP qui selon lui connait seul les détails relatifs au budget, ce dernier leur a demandé de lui présenter leur desiderata dont il ne manquerait pas de tenir compte, renseigne une source proche du milieu éducatif à Kisangani.
 
Jusqu'à présent, rien a été fait, se plaignent les sous-provéds. Alors que de montants forfaitaires de 100.000 FC et 200.000 FC qui sont remis aux sous-provéds de l’intérieurs sans explications précises quant à ce. 
 
Est-ce pour les épreuves hors session ou pour la session ordinaire ? Se demandent les sous-provéds.
Les sous-provéds adjoints n’ont rien eu et donc non budgétisés.
 
 Ils ont été informés que pour les examens hors session chaque sous provéd a 400 FC par élève alors que les préfets avaient 1000 FC par élève et pour la session ordinaire le sous provéd a 500 FC par élève alors que chaque préfet a 1000 FC par élève. 
Question : Pourquoi le comité provincial a voté un tel budget  vu l’importance du travail que les intervenants principaux avaient à réaliser ?
En outre, les 12 000 FC proposés pour les courses en surface à un sous-provéd pour  4 jours étaient insignifiant vu l’étendue à parcourir car ça ramène à un quotient anodin de 3 000 FC par jour pour le transport.
 
 Combien était-il prévu pour la communication ?
 Les chefs d’antenne SERNIE bien que sur l’ordre de mission n’ont pas été informé et ne sont pas payés. 
Contrairement aux inspecteurs itinérants et aux chefs de pool qui ont reçu chacun des montants colossaux on ne sait en vertu de quelle prévision !
 Pourquoi cette injustice ? S'inquiète les sous-provéds.
Vu cette sous-estimation plurielle dont  ils sont victimes, le tout premier réflexe qu'ils avaient eu étaient celui d’aller vers le Proved qui est aussi le président du comité provincial de l’examen d’Etat, pour des solutions idoines. 
 
Avant toute autre action envisageable, ils attendent du Proved des solutions à leurs problèmes avancent-ils.  
 
Le Proved TSHOPO 1 avait laisser entendre que les réclamations des sous-provéds sont posées à qui de droit et  que les observations faites par eux sont les mêmes que celles des membres du comité provincial.
La procédure de gestion des fonds de TENAFEP n’était pas bonne car elle était hors instruction en la matière. Au début, même la clé de répartition qu’on avait fait signer au Gouverneur sans son consentement n’avait pas sa raison d’être, poursuit-il devant les sous-provéds. Heureusement, il instite que le gouverneur l’a annulée. L’écart de 6 000 000 FC qui serait détourné mérite une confrontation entre les données en possession des sous-provéds et celles de l’équipe qu'il avait désignée pour la gestion de fonds. 
 
Pour ce qui est des sous-divisions de l’intérieur, c’est vrai, reconnait le provéds qu'ils n’ont pas sollicité ni ne se sont pas engagés pour la situation des frais TENAFEP générés par les écoles privées agrées de la ville de Kisangani mais il estime avoir agit par humanisme. 
 
 C’est dommage ! on ne sait comment démanteler ce système ici dans la province de la la Tshopo où on cite toujours l’ingérence du politique. Ce politique, qui est-il réellement ? c’est le Ministre d’Etat, Ministre National de l’EPST ? Est-ce le Gouverneur de Province ou seulement le Ministre   Provincial ayant l’EPST dans ses attributions ? mais quel qu’il en soit, le comité provincial est censé le connaitre étant donné que c’est lui le seul organe provincial qui a la compétence d’approuver la qualité morale et intellectuelle des tous les intervenants. 
 

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