Victime d'insultes « sexistes », un bouclier s'élève pour défendre Jeannine Mabunda

Victime d'insultes « sexistes », un bouclier s'élève pour défendre Jeannine Mabunda

Un bouclier réunissant des acteurs de plusieurs bords s'est conçu ce dimanche 13 septembre pour défendre la présidente de l'Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, qui a fait objet de graves injures dans une vidéo qui circule dans la toile. De la sénatrice Francine Muyumba, passant par une influente structure de femmes, jusqu'à l'activiste Jean-Claude Katende, tous exigent des poursuites judiciaires.

« Lorsqu'il s'agit de fautes commises par certains jeunes d'autres mouvements politiques, la justice n'hésite pas à sévir. La vidéo montrant des membres de l'UDPS se verser dans des insultes sexistes à l'égard de la présidente de l'Assemblée nationale, l'honorable Jeanine Mabunda, est inacceptable. Elle est une haute autorité de ce pays. Elle mérite le respect dû à une femme et à sa fonction. Ces mots indignes portent atteinte à toutes les congolaises. La place de la femme dans le débat public ne saurait être réduite à des appréciations physiques. Nous attendons de la justice une sévérité telle que l'a prévu le code pénal », a dit sur son compte Twitter la sénatrice Muyumba.
 
Quand une structure de jeunes femmes de la société civile entre sur scène à travers une déclaration.
 
« Nous, jeunes femmes de la société civile congolaise, réunies au sein du CONSORTIUM NATIONAL DES JEUNES FEMMES LEADERS, avons suivi avec consternation les propos injurieux, outrageux, irrévérencieux, calomnieux et outrageux, méprisants, tenus par le militant d’un parti politique à l’égard de l’honorable pésidente de l’Assemblée Nationale, madame Jeanine Mabunda, dans une vidéo qui circule dans les réseaux sociaux », est-il écrit.
 
Et de poursuivre, « considérant que les injures publiques sont devenues monnaie courante dans plusieurs villes du pays sans que cela n’inquiète les autorités publiques et que leurs auteurs soient poursuivis par la justice; rappelant que cet acte incivique et ignoble est punissable par le code pénal congolais qui dispose à son article 75 ce qui suit, "quiconque aura publiquement injurié une personne sera puni d’une servitude pénale de huit jours à deux mois et d’une amende n’excédant pas cinq cent zaïres ou d’une de ces peines seulement". »
 
Pour conclure, « au procureur de la République de se saisir de cette image et de poursuivre son auteur, à son parti politique de le suspendre du parti et de lui exiger des excuses publiques, aux leaders d’opinion de veiller au contenu des messages qu’ils transmettent à leurs bases, lequel doit préserver la dignité humaine, dénoncer cet acte punissable et défendre les valeurs et la contradiction d'idées sans viser les individus. C'est à ce prix que nous obtiendrons l'état de droit. »
 
Lorsqu'enfin, le défenseur des droits humains Jean-Claude Katende reprend sur Twitter : « les propos injurieux tenus contre Jeanine Mubunda par les parlementaires debout de l'UDPS sont inacceptables dans un État de droit. La justice doit mettre la main sur les personnes qui les ont tenus. On peut rester ferme sur les  principes, on ne peut pas humilier autre. »
 
Tony-Antoine Dibendila

E-mail