Polémique autour des dernières ordonnances présidentielles

Polémique autour des dernières ordonnances présidentielles

« MONSIEUR MBATA EST UN PROFESSEUR D'INJURES FACILES », LOUIS D'OR BALEKELAYI INSISTE SUR L'ÉTHIQUE

L'houleux débat autour des ordonnances présidentielles du 17 juillet dernier vire aux déclarations qui effleurent les insultent, après les apparitions médiatiques de deux scientifiques congolais : le professeur émérite en Droit Raphaël Nyabirungu et le professeur en droit constitutionnel André Mbata. Le premier énumère une dizaine de dispositions constitutionnelles qu'il considère comme violées par le président Tshisekedi dans ses dernières nominations dans la justice et l'armée entre autres. Le second contredit cette prise de position, qualifiant l'autre de « pénaliste qui a atteint la ménopause intellectuelle. » Ce mercredi depuis son périple à l'Est du pays, l'expert en communication politique Louis d'or Balekelayi revient sur la moralité, indexant les expressions aux allures injurieuses qu'empruntent souvent le professeur Mbata.
 
« C'est un professeur d'injures faciles. Monsieur Mbata, malgré le passage au séminaire, son éthique est douteuse. C'est vraiment parmi les gens qui combattent le président Tshisekedi en souriant. Parmi les gens qui ont conseillé l'instauration de la chambre spéciale à la Cour constitutionnelle, il y aurait le professeur d'injures faciles André Mbata. Pourtant c'est par là qu'est passée la première violation de la constitution avec la remise en cause des arrêts de la Haute Cour, en défaveur des 31 élus. Souvenez-vous que Mbata était le premier à passer dans le journal télévisé de la Télévison publique RTNC pour suggérer à la Cour constitutionnelle de revenir sur ses arrêts », dit-il.
 
Pour rebondir, « les archives existent et sont même devant les instances judiciaires internationales qui vont bientôt condamner la République pour violation de sa propre constitution par la chambre spéciale et le pacte international relatif aux droits civils et politiques des victimes. Quand on continue à appeler Mbata professeur dans ce pays, je crois qu'il faut repenser l'Université congolaise. »
 
Dans sa conférence de presse du mardi 08 septembre, l'ancien doyen de la Faculté de Droit de l'Université de Kinshasa Raphaël Nyabirungu, dans une note d'informations à 17 pages, a estimé que ces ordonnances prisent par le président Tshisekedi portent un coup à la constitution et à l'État de droit. Elles doivent être soit rapportées, soit considérées comme de nul effet.
 
Des propos qui lui fait subir l'ire du professeur du Droit constitutionnel André Mbata, député national et cadre de l'UDPS parti dont le leader est le président congolais Tshisekedi. Dans ses invectives, il prend Nyabirungu pour « un pénaliste qui a atteint la  ménopause intellectuelle », ne pouvant pas « s’aventurer sur un terrain dont il n’a pas la maîtrise. » Des mots qui, au passage, suscitent de l'indignation dans la communauté scientifique congolaise.
 
La rédaction

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