RD Congo : « Je mentirai si je vous disais que le budget de 11 milliards sera tenu », l'offensive médiatique de Jolino Makelele

RD Congo : « Je mentirai si je vous disais que le budget de 11 milliards sera tenu », l'offensive médiatique de Jolino Makelele

Le ministre congolais de la communication et des medias et porte parole du gouvernement Jolino Makelele, a accordé un entretien ce mercredi aux confrères de la radio française Rfi, au cours duquel il fait le tour de l'actualité, une sorte de bilan après un an de mise en place du gouvernement Ilunga Ilunkamba.

A propos du budget prévu, il n'est nullement parti à quatre chemins : « il est certain parce que moi je suis à l'école de la vérité, je mentirai si je vous disais que le budget de 11 milliards sera tenu.  Dans les prévisions, nous nous pensons pouvoir tenir dans les environs de 10 milliards si l'économie marche bien et si les réformes sont rapidement mises en place. Mais si les choses prennent un peu du temps, nous pouvons être entre 7 et 8 milliards. » 
 
Concernant les dernières nominations dans l'armée et l'appareil judiciaire par le président Tshisekedi, sujet de tensions entre les deux forces de la coalition au pouvoir FCC de l'ancien président Joseph Kabila et CACH du président actuel, il tempère.
 
« Moi je pense que ce problème est derrière nous. S'il était un problème aussi gravissime, je crois qu'il aurait affecté le fonctionnement du gouvernement. Et moi qui suis membre du gouvernement qui participe aux conseils de ministres je peux vous dire que cette situation a été réglée entre les deux têtes de l'exécutif et donc les incompréhensions qui ont pu avoir lieu ça et là ont été surmontées dans l'intérêt du pays. »
 
De poursuivre, « je ne pense pas qu'il y a eu tension entre les deux hommes. C'était un problème peut-être de susceptibilité. Mais je pense qu'en véritable responsable ils ont aplani ces incompréhensions. Il faut parfois dans la vie de genres de petits couacs pour que les gens se ressaisissent et disent qu'ils n'ont que ce pays et diriger ce pays, ils ont conscience qu'ils doivent le faire avec responsabilité et c'est ce qu'ils ont toujours fait, depuis qu'ils sont au pouvoir. »
 
Pour rebondir sur l'organisation prochaine des élections, dont le consensus pose problème.
 
« La solution c'est d'arriver à un large consensus sur cette matière. Moi je pense que la position du chef de l'État est claire là dessus. Il veut qu'il y ait un consensus le plus large possible. Or tout laisse croire que ce consensus n'a pas été obtenu, il y a ceux qui pensent qu'on doit passer à la nomination des animateurs, il y en a d'autres qui pensent d'abord écouter le rapport de la Commission électorale (CENI) et voir ce qui a marché et qui n'a pas marché. Donc il faut absolument qu'on cherche un consensus le plus large possible avec des personnes qui soient au-dessus de tout soupçon de manière à rassurer tout le monde. »
 
Tony-Antoine Dibendila

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