Kasaï Central : Une soixantaine d'élèves, filles, engrossées durant l'État d'urgence, rapporte une ONG locale

Kasaï Central : Une soixantaine d'élèves, filles, engrossées durant l'État d'urgence, rapporte une ONG locale

Ceci ressort d'un rapport publié ce week-end à Kananga par l'ONG Femme main dans la main pour le développement du Kasaï qui note que 68 filles, élèves, dont une vingtaine de finaliste des humanités et 4 finalistes de l'école primaire, ont été victimes de grossesses précoces au cours de la période d'Etat d'urgence décrété par le président Tshisekedi pour suite de la pandémie de COVID-19.

Pour Nathalie kambala Luse, secrétaire exécutive de cette structure qui milite pour les droits des femmes et de la jeune fille, cette situation reste très préoccupante dans la mesure où certaines n'ont pas été encadrées par leurs parents pendant cette période.

Pour elle, ces filles dont l'âge varie entre 13 et 15 ans, 16 à 18 ans, ont été pour la majorité renvoyées de leurs familles par leurs parents afin de cohabiter avec les responsables des grossesses. « Nous sommes très touchés par cette situation mais nous en appelons à la vigilance des parents qui doivent à tout pris récupérer ces filles pour la passation des épreuves, et aux filles nous leurs demandons de prendre conscience de retourner à l'école car c'est pour leur bien, elles se sont laissées faire, mais elles ne doivent plus se décourager. »

Face à cette situation l'ONG Femme main dans la main pour le développement du Kasaï a monté une équipe forte pour répertorier d'autres cas en alerte et faire le suivi sur la reprise des activités scolaires pour celles qui sont tombées enceintes.

Par ailleurs, pendant la période d'Etat d'urgence, les élèves finalistes que préfinalistes se retrouvaient entre condisciples pour apprendre sous l'oeil impuissant des parents.

Soleil Ntumba Mufika, depuis Kananga


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