Toute la vérité sur la désignation de Ronsard Malonda, et « la bourde » du Cardinal Fridolin Ambongo [Tribune de la DJIK]

Toute la vérité sur la désignation de Ronsard Malonda, et « la bourde » du Cardinal Fridolin Ambongo [Tribune de la DJIK]

Plusieurs réunions de la composante confession religieuse, commencées depuis novembre 2019 et présidées par le Cardinal Ambongo pour désigner le président de cette composante, conformément à l’article 10 portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), avaient connu la participation de huit confessions religieuses.

23 candidats étaient retenus suivant le profil et le critérium définis par cette composante présidée par le Cardinal, tandis que le secrétariat était tenu par l’Abbé Nshole, en son nom. La très sereine et sérieuse Dynamique des jeunes intellectuels du Kongo Central (DJIK), s'exprime enfin ce 06 juillet, fins détails à l'appui, sur le processus autour de la désignation de Ronsard Malonda. Tribune.

Dans la pratique, depuis 2006, on procède par l’élimination des candidats n’ayant pas le profil requis. La composante désigne par consensus ou à défaut passe au vote. Après cette étape, les confessions religieuses déposent leur procès-verbal au bureau de l’Assemblée nationale qui en prend solennellement acte et en informe le peuple.
 
Ce qui a fait que sur les 23 dossiers introduits, dans un premier temps, 17 candidats ont été éliminés pour n’avoir pas rempli les conditions. Il restait 6 candidats en lice. Il s’agit de :
1. Sylvain Lumu (De l’espace Grand Kasaï) ;
2. Dénis Kadima (De l’espace Grand Kasaï) ;
3. Jérôme Mbonso (Du Grand Kasaï) ;
4. Cyrile Ebotoko (De l’espace Grand Équateur, neveu du Cardinal, faussement présenté comme candidat de la CENCO) ;
5. Remy Eale Bosela (Du Grand Équateur, présenté comme candidat de l’ECC et soutenu par Monseigneur Bokundoa) ;
6. Ronsard Malonda (Du Kongo Central, naturellement endossé par l’église Kimbaguiste dont le berceau est dans le Kongo Central, sa terre natale. Le document le mettant en cause quant à ce parrainage est un faux selon les sources concordantes).
 
Au cours des tractations, le Cardinal Ambongo va exiger l’élimination pure et simple des 3 candidats de l’espace Grand Kasaï, au motif que le chef de l’État lui-même est kasaïen et qu’il ne fallait pas tomber dans les erreurs de l’époque de Joseph Kabila, en ayant président de la République et celui de la CENI d’une même origine. Ainsi, ont été écartés tous les candidats d’expression lubaphone, en dépit de leur expérience avérée en matière électorale. Les regrets de Sylvain Lumu dans une vidéo en sont une illustration en ce que des experts connus de tous ont été écartés en vertu de leur appartenance kasaïenne. Il va donc rester en lice 3 candidats, après cette élimination tribalo-clanique. Il s’agit de :
1. Cyrile Ebotoko, originaire du Grand Équateur et neveu du Cardinal, faussement présenté comme candidat de la CENCO ;
2. Remy Eale Bosela, originaire du Grand Équateur, présenté comme candidat de l’ECC et soutenu par Monseigneur Bokundoa, lui aussi du Grand Équateur comme le Cardinal Ambongo ;
3. Ronsard Malonda.
 
Logiquement, on devait aussi éliminer les deux comme on l’a fait pour les trois autres de l’espace Grand Kasaï, mais le Cardinal ne l’a pas fait. Au cours de la réunion suivante, le Cardinal va retirer son neveu Cyrile Ebotoko de la course, estimant qu’il n’avait pas de « carrure » pour être président de la CENI. Par conséquent, Ronsard Malonda et Rémy Eale restent deux candidats en lice. Comme la charte des confessions religieuses l’exige, il faut donc passer au vote. Peu avant le vote, les confessions religieuses constituant le corps électoral seront informées que le candidat Rémy Eale de l’ECC appartenait à un parti politique membre de Lamuka, dont il a été candidat malheureux aux élections législatives de 2018. Ce qui le rendait un candidat partisant et non éligible.
 
Soudainement, ayant pris conscience de ça, le Cardinal Ambongo va de nouveau remettre son neveu Cyrile Ebotoko en course face à Ronsard Malonda, pourtant il avait estimé qu’il n’avait pas de carrure pour être président de la CENI. Un nouveau vote intervient conformément à l’article 17 de la charte des confessions religieuses, mettant aux prises Ronsard Malonda et Cyrile Ebotoko. Après dépouillement, Ronsard Malonda est élu avec 6 voix contre 2 pour Cyrile Ebotoko. Pris de panique, le Cardinal sort de la salle après une brève prière et crie devant la presse à la corruption, sans preuve.
 
Comme on peut le constater, et selon les sources mieux renseignées, toute la confusion jetée aujourd’hui dans l’opinion incombe au Cardinal Ambongo, qui non seulement est proche du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) et de la famille Bemba, mais aussi travaille pour les intérêts impérialistes. Ses déclarations après la présidentielle de 2018 en sont une preuve éloquente.
 
Approché, quant aux accusations qui justifieraient les manifestations projetées pour le 9 juillet prochain, un cadre du FCC, dit ne pas reconnaitre Ronsard Malonda comme candidat de cette plate-forme. Comme composante politique, le FCC a droit à quelques postes au bureau de la CENI, et non au poste du président de la CENI, qui revient par ailleurs aux confessions religieuses. Lesquelles ont tenu au respect de leurs votes exprimés en faveur de Ronsard Malonda, malgré les pressions exercées sur les représentants des églises Kimbaguiste et Salutiste par certaines forces invisibles.
 
La régularité du processus de désignation de Ronsard Malonda par ses pairs, a été bel et bien respectée selon les participants audit processus ; et l’autorité suprême du pays en a été informée par les confessions religieuses elles-mêmes. Dès lors, pourquoi intoxiquer l’opinion et envoyer les jeunes dans la rue contre un autre jeune, alors que tout le monde veut le renouvèlement du personnel congolais ? Pourquoi au nom de l’équilibre géographique et de l’unité nationale, on voudrait écarter un digne fils du Kongo Central, en lui attribuant une étiquette politique qu’il n’a pas et dont on ne saurait donner la moindre preuve, même en terme de carte de membre de son appartenance politique ?
 
Pourquoi n’avoir pas contesté l’appartenance de Malonda dès le premier, le deuxième tour des éliminatoires des candidats en lice ? Pourquoi l’interférence de certaines chancelleries occidentales dans le fonctionnement souverain de l’administration congolaise ? Au peuple de juger du bien-fondé ou non des marches et manifestations visant à assassiner la démocratie et déstabiliser le fonctionnement des institutions du pays. Au peuple de juger aussi l’implication personnelle du Cardinal Ambongo dans ce processus et l’influence négative qu’il exerce sur les églises protestantes ; car s’il était question des réformes de la CENI, pourquoi a-t-il présenté son propre candidat ?
 
Pour rappel, l’église Catholique a toujours contesté tous candidats présidents de la CENI depuis 2006, y compris ses propres enfants dont l’abbé Malumalu sans oublier ses successeurs comme Ngoy Mulunda et Corneille Nangaa.
 

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