PROCÈS HISTORIQUE DE 100 JOURS : VITAL KAMERHE CONDAMNÉ À 20 ANS DE TRAVAUX FORCÉS

PROCÈS HISTORIQUE DE 100 JOURS : VITAL KAMERHE CONDAMNÉ À 20 ANS DE TRAVAUX FORCÉS

Le soleil s'est arrêté samedi 20 juin sur la Prison centrale de Makala dans la commune de selembao, ville province de Kinshasa. L'opinion congolaise, à travers toutes les provinces, collée à la radio ou branchée sur la Télévision d'État, ont attendu le verdict du procès dit de 100 jours.

Après de longues heures d'attente et de questionnement, le Tribunal de grande instance par son président a restitué les grandes péripéties du procès, les moyens de défense présentés par les parties au procès quant aux préventions de détournement et de blanchiment des capitaux retenus à charge de Vital Kamerhe, Sammy Jamal et Muhima.

Après avoir rappelé le réquisitoire du ministère public, le Tribunal a retenu ce qui suit :
1. À charge de Vital Kamerhe : la condamnation à 20 ans de prison ferme avec attestation immédiate, privation du droit de vote pendant 10 ans et d'accès aux fonctions publiques à quelque niveau que ce soit pour détournement du montant de 48 millions de dollars. Il est décidé la confiscation des fonds dans les comptes de son cousin Daniel Massaro, son épouse Hamida shatur et sa belle fille Soraya Mpiana, ainsi que la confiscation des biens achetés courant 2019.
2. Sammy Jamal : condamnation à 20 ans de prison pour détournement. Expulsion immédiate du territoire congolais après exécution de sa peine.
3. Jeannot Muhima : condamnation à 2 ans de prison avec attestation immédiate.

Vital Kamerhe et ses coaccusés ont la possibilité d'intejeter appel. Mais politiquement pour le président national de l'UNC, c'est une tâche et une trace dont les stigmates ne sauraient être effacées avec n'importe quelle gomme.

Comme on peut le constater, le procès de 100 jours aura été un procès pédagogique et un cas d'école pour les mandataires à tous les niveaux appelés à gérer les affaires publiques. Qu'adviendra-t- il de l'accord UNC-UDPS créant CACH ? L'avenir nous le dira ? Le président de la République a-t-il lâché son allié ? Avait-il un autre moyen de le tirer du bourbier ? Pourquoi de telles opérations de détournement se sont déroulées dans son cabinet sans qu'il le sache ? Peut-on parler d'un dysfonctionnement au sein de la prestigieuse institution de la République ? Kamerhe, jadis proche collaborateur de Joseph Kabila, alors président de la République va-t-il regretter sa décision de le quitter ? Voilà autant de questions qui taraudent les têtes des congolaises et congolais.

La rédaction


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