Fausse alerte sur le détournement de 320.000 dollars américains à l'ONEM

Fausse alerte sur le détournement de 320.000 dollars américains à l'ONEM

Depuis les petites heures de mardi 16 juin, un canular a été balancé sur la toile au motif d'une plainte contre la Direction générale de l'Office national de l'emploi (ONEM).

En effet, un individu qui fait partie d'un réseau d'ex-stagiaires non sélectionnés par la BAD pour n'avoir pas rempli des conditions requises, fait circuler dans les réseaux sociaux une copie de sa plainte déposée au Parquet général près le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Matete. L'infortuné allègue à tout bon vent, sans preuves, le détournement par la Direction générale de cette entreprise publique de 320.000 dollars américains destinés à la formation et l'encadrement des demandeurs d'emplois ainsi que la vente des cartes de l'ONEM. Des accusations puisées dans la sous information portant sur le Programme Emplois-Diplômés de l'ONEM (PED). Votre journal s'est apaisanti sur l'affaire, puisant des informations auprès des sources crédibles et autorisées, pour éclairer l'opinion publique. Récit.

De 2016 à 2020, soit pour une période de quatre ans, la Banque africaine de développement (BAD) a financé l'ONEM à hauteur de 10 millions de dollars pour la formation et l'encadrement de jeunes diplômés à la recherche de l'emploi. Ce, en collaboration avec le ministère des Finances et le représentant pays de la BAD en RDC pour un regard sur la gestion de ces fonds. A l'accoutumée, après l'exécution d'un projet, le bénéficiaire présente un rapport justificatif de la gestion orthodoxe pour être éligible au prochain projet. Ce que l'ONEM, d'après des sources internes crédibles, a fait. L'Office a justifié les six millions mis à sa disposition, tandis que les quatre autres millions ont été utilisés par la BAD à travers une cellule créée par elle sans un seul agent ou cadre de l'ONEM en son sein, pour la réhabilitation des infrastructures, l'achat des véhicules, matériels informatiques et fournitures de bureaux pour cette entreprise de l'État.
 
Concernant les six millions gérés par l'ONEM dont la transparence a été prouvée auprès de la BAD, ce qui le rend d'ailleurs éligible pour le prochain financement, les besoins liés à la formation et à l'encadrement de jeunes diplômés congolais à la recherche de l'emploi ont été effectivement satisfaits. Plusieurs centaines parmi ces jeunes, ayant rempli les conditions de la BAD (avoir moins de 40 ans et achevé le stage de six mois), ont terminé leur stage dans les entreprises où ils ont été placés et ont été engagés.
 
« Certains n'avaient pas rempli ces deux conditions. Soit ils avaient falsifié leurs pièces d'identité pour occulter l'âge réel, soit ils avaient effectué un stage non concluant suivant les différents rapports des entreprises d'accueil. C'est donc dans ce groupe des stagiaires n'ayant pas rempli des conditions que se recrutent malerheuseument quelques individus instrumentalisés de l'intérieur et de l'extérieur de l'entreprise, qui sont à la base de la dénonciation calomnieuse et diffamatoire contre la Direction générale de cette entreprise publique. Et donc, comme on peut le constater, le montant faramineux de 320.000 dollars détournés ne peut être justifié, à moins que la charge de la preuve qui incombe à l'infortuné denonciateur et porteur de la plainte qui allègue ces faits, démontre le contraire », indique de sources proches du dossier.
 
Enfin, s'agissant de la vente de la carte de l'ONEM, ceci relève de la turpitude de ceux des stagiaires qui se seraient laissés faire par des inciviques qu'ils n'ont jamais dénoncés parce qu'ils étaient à la recherche de l'Emploi. « La carte de l'ONEM a toujours été gratuite », assure ce haut cadre de l'entreprise sous couvert de l'anonymat.
 
Pour conclure, « si donc il y a des réclamations à faire, les ex-stagiaires agissant sous l'effet de la manipulation n'ont qu'à les faire valoir auprès de la BAD, qui du reste, trouve en l'actuel comité de gestion de l'ONEM un bon élève très appliqué à l'école de cette institution africaine. »
 
La rédaction

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