David Nsala Nzambi, le grand parcours [Portrait]

David Nsala Nzambi, le grand parcours [Portrait]

”Le journalisme est une passion pour moi...”, phrase phare prononcée à l'occasion d'un an d'existence du magazine KelBul Mag, par le Directeur général de l'entreprise productrice de ce programme audiovisuel, qui a bien voulu nous ouvrir ses bureaux pour nous en parler. Et notre rédaction a pris plaisir de présenter à l'opinion cette figure largement connue du grand public, un des principaux personnages de l'audiovisuel congolais, David Nsala Nzambi. Portrait.

Qui est-il, ce monsieur qui a gravi les échelons de la profession journalistique pour atteindre le sommet ?

Détenteur de plusieurs diplômes : licencié en fiscalité, gradué en gestion des douanes, double certificats en journalisme, diplôme d'État en électricité et deux fois brevetés (en électricité des bâtiments et industrielle).

Marié et père de deux filles, cet homme qui a fait du courage et de la détermination ses maîtres-mots, a débuté en 2003 comme opérateur de prise des vues à la télévision Horizon 33 appartenant au très connu homme politique Jean-Charles Okoto. Deux ans plus tard, 2005, il lui est demandé par la hiérarchie de la chaîne, la création d'un concept qu'il devra obtenir la présentation. Ainsi est créé "KelBul idéologie ya ba kinois".

Un programme audiovisuel mettant en avant le quotidien kinois, et ayant fait beaucoup de bruits grâce à ses révélations sur la consommation clandestine de la viande du chat dans certains milieux de la délinquance kinoise, ou encore des images inédites sur le phénomène "Kuluna" (banditisme urbain), qui à l'époque n'était qu'à ses débuts. C'est ainsi que le grand public decouvrait que l'un des quartiers chauds de Kinshasa, Yolo, était l'épicentre de ce phénomène et même le cœur de ses origines dans la ville.

Toujours à Horizon 33, David Nsala et certains de ses confrères créent en 2006 un nouveau concept, "le Journal en indubile", une émission dont le commentaire était entièrement en argo kinois. Le côté tranchant et dérangeant de l'émission pousse le Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC) à la censurer. C'est dans ce contexte que Monsieur Nsala rencontre un autre géant de l'audiovisuel congolais Zacharie Bababaswe.

2008. Lui et quelques uns de ses confrères aux côtés de Bababaswe, quittent Horizon 33 pour créer ce qui deviendra l'un des programmes audiovisuels congolais les plus suivis de ces 20 dernières années, "Lingala facile" qui sera diffusé à la RTNC2 (deuxième télévision d'État). Avec comme figures de proue Zacharie Bababaswe, Jimmy Mukendi, David Nsala, Thierry Landu et Willy Abibo.

4 ans plus tard, 2012, toujours au cœur du succès, les mésententes s'invitent. Nsala, Landu et Mukendi décident de se rallier et aller voir ailleurs, loin de Lingala facile. Un autre tournant, "Communication na Lingala" (CNL) est née, une émission produite par une entreprise qui porte le même nom. Une autre figure fait son entrée, Didon Kibuka, un entrepreneur efficace. David Nsala sera à tour de rôle Directeur technique, Directeur financier et enfin Directeur général.

Plus tard, au regard des divergences de vues, chacun prend son chemin. Et en 2019 David Nsala crée enfin sa propre entreprise, "KelBul Agency SARL" qui produit plusieurs programmes dont KelBul Eco, KelBul sur l'impôt...

Comprendre le concept « KelBul »

 KelBul magazine (mot issu de l'argo kinois signifiant "c'est quoi l'idée ?", en français) est un programme d'actualités générales qui communique en Lingala pour atteindre toutes les couches de la société, surtout les citoyens lambdas à l'instruction précaire.

Le concept met en avant le quotidien kinois, congolais, les difficultés que l'homme congolais rencontre, permettant aux autorités de voir d'elles-mêmes les réalités qui les échappent.

Son lancement à l'écran ayant débuté il y a un an, ce magazine est diffusé sur 10 chaînes de télévisions locales et des médias sociaux tels que Facebook et YouTube. D'ici très peu, il sera sur Canal+, l'idée étant d'élargir son aire de diffusion. Et David Nsala ne jure que sur l'épanouissement de son entreprise qui embauche précisément 20 congolais.

Tony-Antoine Dibendila


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